M'Chedallah Le béton gagne du terrain dans toutes les localités – Extension urbaine anarchique

L’expansion urbaine va vite dans la commune de M’Chedallah! Chaque jour, il y a ouverture de chantiers de particuliers dans les différentes localités de cette municipalité ce qui dénote d’une urbanisation fulgurante et surtout anarchique. Il est à déplorer, dans la même lancée, le non respect d’aucune norme esthétique, ni architecture homogène, à même de donner un aspect avenant et convenable aux villages, lesquels s’apparentent beaucoup plus à de petites villes, où prédominent des habitations à plusieurs étages ! Cependant, ce qui est frappant encore, c’est le fait que l’auto-construction n’est pas apparemment influencée, ni freinée par les dernières augmentations des prix des matériaux de construction, à l’instar du rond à béton et du ciment. Les chantiers des particuliers ne souffrent d’aucune pénurie. Quand il faut construire, alors il faut y aller, c’est tout ! Sur un autre registre, nous avons remarqué dernièrement que les villages de la commune de M’Chedallah s’étendent dans tous les sens. Seules les rivières, les terrains abrupts et les ravins arrivent à stopper net la progression du béton, autrement… Comme c’est le cas pour la petite ville de Raffour (3 kms du chef-lieu communal) qui connaît une extension urbaine très active ces dernières années. Elle s’est « étalée » d’Est en Ouest et du Nord au Sud. Néanmoins, cette expansion s’est « heurtée » au domaine privé de l’Etat, comme les exploitations agricoles et les fermes pilotes qui prennent en sandwich cette agglomération. « Acculée », la ville de Raffour, saturée au centre, s’est étendue vers le Sud jusqu’aux lisières de l’oued Sahel. À présent, comme nous l’avons constaté l’urbanisation prend une autre direction pour « chevaucher » vers le lieu-dit Aherrache, situé à la sortie Est de la ville de Raffour. Aherrache est devenu un chantier à ciel ouvert, où des dizaines d’habitations, entre simples et villas, poussent comme des champignons. Il n’y a pas si longtemps, ce lieu était inhabité planté d’oliviers et parcouru par l’oued Iwaqquren. Aujourd’hui, c’est un petit centre urbain qui se dessine, en s’étendant vers l’oued Sahel !

Y. Samir