Le commerce informel fait son retour

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Épargnés jusque-là les trottoirs de la ville de Tadmaït sont squattés par des commerçants de fruits et légumes. «La fronde est due aux marchands attributaires de stands au niveau du marché couvert conçu pour eux et réalisé à coût de millions et qu’ils refusent toujours d’occuper pour cause d’exigüité des espaces réservés à chacun d’eux. Ils sont nombreux à bouder ce marché aujourd’hui fermé depuis bientôt une année. L’APC ne fait rien. Elle laisse pourrir la situation», nous avance un marchand. Devant cette situation, la nature a horreur du vide et certains trouvent un palliatif pour occuper les trottoirs. Encouragés, d’autres en profitent pour investir les espaces de l’ex-marché de fruits et légumes (des baraques rasées en présence de la force publique, à proximité de l’ex-gare ferroviaire et des Moulins de Tadmaït). Ainsi, le retour de l’informel est bel et bien signé à Tadmaït qu’on citait, auparavant, comme exemple. Une situation quasi similaire est en train de se mettre en place même si elle se fait timidement à Draâ Ben Khedda. Des commerçants qui vident leurs locaux pour occuper les trottoirs. Certains rôtissent des poulets, épluchent des pommes de terre sur les trottoirs au mépris de toutes les conditions d’hygiène. L’espace de la voie ferrée entre l’ex-marché rasé et le centre commercial est improvisé comme place du marché quotidien, laissant sur les lieux sachets, emballages et autres déchets. C’est une surveillance accrue, quotidienne et une lutte sans merci et sans influence que les autorités, à tous les niveaux, sont à même de mener afin que nos villes redeviennent propres et que les trottoirs reviennent à qui de droit, c’est-à-dire aux piétons. «A quand le respect des lois ?» s’interrogent des citoyens qui observent impuissamment ces différentes agressions de l’environnement et dont ils sont, en grande partie, des collaborateurs !

Arous Touil

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