La section FFS de la commune d’Iferhounène nous a remis, par le biais de son premier secrétaire, Chérif Azouaou, une déclaration dans laquelle elle se dit « contrainte de dénoncer le marasme qui prévaut au sein de l’APC où beaucoup d’irrégularités sont constatées et nécessitent une enquête urgente ».
Le FFS tient à alerter la population et les pouvoirs publics sur la gestion opaque et unilatérale des deniers publics par l’exécutif actuel d’obédience RCD, à sa tête le maire, qui, depuis sa réélection à la tête de l’APC en 2012, «institua un black aout total sur la gestion de la collectivité en opposant un niet catégorique à la présentation d’un état des lieux lié à sa gestion durant l’exercice de son mandat 2007-2012, comme stipulé par l’article 68 du code communal». «Alors qu’il était à l’entame de sa 4ème année de gestion du mandat actuel, il récidiva en refusant de présenter son bilan en violation même du règlement de son parti, le RCD, dont l’article 59 de son règlement intérieur stipule que les élus des collectivités gérées par le RCD doivent rendre compte périodiquement à leurs administrés du bilan de leurs gestions», explique encore le FFS dans sa déclaration. Par ailleurs, les rédacteurs du document reprochent au maire ses multiples absences : «L’inertie qui paralyse notre commune est exacerbée par les absences inopinées et répétées de ce P/ APC, habitué à des congés de maladies que le parti qualifia de douteux». Pour illustrer leurs accusations quant à la mauvaise gestion du maire, les membres de la section locale du FFS citent la dernière réunion extraordinaire du 22/02/ 2016 : «où plusieurs points ont été inscrits à l’ordre du jour sont venus renforcer nos doutes quant à cette gestion désastreuse des affaires de la commune par le RCD. Et nous voulons pour preuve l’inscription dans le cadre des PCD d’un projet de travaux d’aménagements urbains au niveau du carrefour Tizi-Bouirène (Réalisation d’une stèle commémorative) d’un montant de 5 840 000,00 DA sans consultation, au préalable, ni de la commission d’urbanisme ni de l’assemblée. Pis encore ! Les membres de son exécutif étaient incapables d’apporter la moindre explication concernant le dit projet, la stèle ayant été réalisée et même inaugurée le 04 octobre 2012 par le wali de Tizi-Ouzou», ont-ils souligné. D’autres parts, les auteurs de la déclaration apportent des précisions quant à la destination de cette somme allouée à la réalisation de la stèle susmentionnée : «La somme allouée à cette stèle, chère au Sieur Hamid Aït Said (inscrite en décembre 2015) change mystérieusement d’intitulé deux mois après (février 2016) pour être réaffectée pour extension et aménagement de la placette sud de Taourirt Ali Ounacer ! Parallèlement à cet affectation de moindre importance, certains villages nourrissent toujours l’espoir de voir se réaliser des projets d’importances vitales, tels un château d’eau à Aït Enzar, une conduite d’AEP à Aït Ali Ouyahia… ou encore un projet de moindre importance consistant à aider les locataires du bloc des 20 logements à réaliser la colonne montante afin d’y acheminer le gaz de ville», argumentent-ils. La section FFS n’en restera pas là. Ses membres vont plus loi en demandant l’ouverture d’une enquête administrative : «L’on se demande ce que cache l’inscription de cette stèle commémorative, 04 ans après son inauguration et son remplacement aussitôt ? A cet effet, une enquête s’impose afin que la vérité soit faite sur cette affaire». Le FFS d’Iferhounène poursuit dans la même déclaration, à l’adresse de M. Aït Said : «Les stèles ne se réalisent jamais dans le cadre des PCD, car celles-ci ne cadrent point avec le développement communal !». Les rédacteurs du document concluront : «Le Front des Forces Socialistes exige une enquête pour tirer au clair cette gestion douteuse qui s’ajoute déjà à celles des autres dossiers, comme l’habitat rural, les intempéries, les frais de déneigement, l’achat de pièces détachées qui se chiffre en centaines de millions, la passation des marchés en violation de la réglementation, la vente des locaux LSP, ainsi que le monument des 1600 Chouhada, etc. ». Et de conclure par cette citation : «Tout dictateur tombera sous le poids de sa propre connerie».
A. M
