Pour résorber la crise de logement, il a été inscrit dans le cadre des programmes RHP et LPL, 915 unités implantées à la zone dite Dépôt de Draâ Ben Khedda, à quelques jets de pierres à l’Est du chef-lieu de wilaya de Tizi-Ouzou. Le chantier a été lancé depuis 2006. Au jour d’aujourd’hui, seuls 296 logements sont achevés, dont 176 distribués et habités, et 120 autres non encore habités. 504 unités sont toujours en cours de réalisation, par contre 105 appartements sont à l’arrêt, selon les déclarations faites par le directeur de l’OPGI lors de la visite de ce chantier, avant-hier lundi dernier, par l’exécutif de l’assemblée populaire de Tizi-Ouzou. Signalons que ce site, malgré la présence de plusieurs habitants, n’est pas viabilisé.
Les ruelles sont toujours au stade de pistes chaotiques, le réseau de gaz n’est pas généralisé et le réseau de l’électricité n’est pas disponible, les habitants ont recours aux branchements illicites. Quant aux structures d’accompagnement, à savoir un groupement scolaire, une unité de soins, une antenne administrative, sont inexistantes. La seule satisfaction vient du réseau de l’assainissement et de celui de l’AEP. Une dame que nous avons rencontrée sur les lieux, déplorera : «Nous avons, certes, bénéficié de logements RHP, mais depuis, nous galérons pour assurer la scolarité de nos enfants. Nous sommes obligés, tous les jours, d’accompagner nos enfants matin, midi et soir.
Cela nous coûte beaucoup d’argent. Nous demandons aux autorités concernées de procéder à l’inscription d’une petite école primaire pour rapprocher l’école des apprenants et épargner aussi aux parents ce parcours du combattant qui est aussi budgétivore». En réponse au président de l’assemblée populaire de la wilaya de Tizi-Ouzou qui insistait sur les raisons de cet énorme retard, le directeur de l’OPGI indiquera : «la cause principale revient à l’indisponibilité d’entreprises qualifiées. La plus part d’entre elles sont boiteuses et certaines ont même résilié leur contrat. Nous faisons de notre mieux pour accélérer la cadence des travaux et de redémarrer les chantiers à l’arrêt». Rappelons que la wilaya, toute entière, est pénalisée par ce genre de retards, car pour bénéficier d’autres quotas, la wilaya est tributaire de l’achèvement des projets accordés depuis des années. Comme en restauration, il faut d’abord finir son assiette pour espérer le supplément !
Hocine T.
