Les dernières pluies tombées récemment ont été plus que bénéfiques.
Dans la commune de Chorfa, pour l’exemple, le couvert végétal a été revigoré par les importantes précipitations. Dans le village de Toghza, situé à 5 kms du chef-lieu communal de Chorfa, la nature a repris des couleurs et tout « respire » le vert. Cette localité à vocation agropastorale par excellence, avait vraiment besoin de grandes quantités d’eau pour pérenniser les différentes activités agricoles, notamment l’arboriculture, les cultures maraîchères et l’élevage de cheptels. Sur ce dernier point, les choses semblent s’améliorer nettement pour cette filière, laquelle a fait vivre des jours très angoissants pour les éleveurs, surtout ceux des ovins et des bovins, à cause de la rareté des pâturages. L’herbe dans les glèbes des particuliers, avant la chute des dernières pluies, affichait un aspect « rachitique », jaunâtre et souffrait d’une croissance insuffisante. Ce qui a créé beaucoup d’appréhension chez les éleveurs, d’autant plus que les fourrages ont atteint des sommes astronomiques sur les marchés à bestiaux de la région. Ces aliments sont devenus inaccessibles aux éleveurs, d’où les affres d’une « liquidation » sans appel des cheptels, car ces derniers coûtent les yeux de la tête à leurs propriétaires. Mais fort heureusement que les pluies salvatrices sont venues à point nommé avec une pluviométrie assez intéressante, laquelle permettra d’assurer la disponibilité des herbes à brouter pour les ruminants. Ainsi, comme nous l’avons constaté de visu, des troupeaux d’ovins et de bovins paissaient tranquillement en cette journée froide de mardi dernier. L’herbe a poussé vite avec la disponibilité de l’eau des pluies, ce qui a donné entière satisfaction aux éleveurs, qui comptent garder, cette fois-ci, leurs troupeaux au lieu de les vendre ou de les « acheminer » vers les abattoirs! Par ailleurs, ce village de Toghza compte un nombre assez élevé de têtes de bovins et d’ovins, et d’un degré moindre de caprins. Cette filière d’élevage des ruminants s’est vue complètement dopée, ces dernières années, où l’on a constaté contrairement aux ans passés, un intérêt particulier pour cette filière qui est manifesté par la masse juvénile, en ce sens qu’elle permet de gagner énormément d’argent, puisque les marchés à bestiaux sont proches de leur localité et que la demande en bovins et ovins des boucheries a augmenté!
Y. Samir

