Encore des oppositions !

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Le tracé de la bretelle projetée à hauteur d’Ighzer Amokrane, pour faire jonction entre la pénétrante autoroutière et la RN26, achoppe sur l’opposition des habitants du village Khenfor, dans la commune d’Ouzellaguen.

Ils viennent de le signifier aux différentes instances locales et nationales par le truchement d’une pétition. La requête émanant du comité de village est appuyée par près de 120 signatures d’opposition. Les contestataires égrènent un chapelet d’inconvénients, de préjudices et de dégâts collatéraux, grevant le tracé actuel et dont ils se considèrent comme victimes potentielles.

« Il (le tracé-ndlr) entraînera la perte de 20 ha de terrains agricoles et la destruction de 3000 oliviers ; il obstruera et coupera les sentiers et servitudes d’accès, engendrera d’inextricables litiges fonciers, sans parler des rigoles traditionnelles d’irrigation venant de l’Oued Ighzer Amokrane… », objectent-ils, entre autres. Et de rappeler les lourdes contributions versées à travers les expropriations successives « dans le passé et même à venir, pour un total de 39 ha », écrit-on.

Ces ponctions sont opérées pour l’implantation des différents projets structurants d’utilité publique, à l’instar du gazoduc, l’oléoduc ou encore la voie ferrée… Démystifiant les tenants et les aboutissants de l’emplacement de l’actuel tracé les rédacteurs de la missive soutiennent « avoir la nette impression que ce tracé sert beaucoup plus un seul intérêt privé avec beaucoup trop de conséquences graves, en particuliers sur nos biens et surtout notre santé ».

Ils concèdent qu’ »un intérêt privé peut se défendre, mais sans écraser les droits des autres ». Se voulant très critiques à l’endroit de certaines institutions publiques, les habitants du village Khenfor s’interrogent : «Nous ne comprenons pas pourquoi la DTP et l’ANA (direction des travaux publics et l’agence nationale des autoroutes-ndlr) de Béjaïa veulent nous mettre devant le fait accompli, malgré tous ces inconvénients majeurs, et n’ont jamais daigné donner la moindre suite sérieuse à aucun de nos précédents écrits, et ont systématiquement refusé toute autre solution technique ou alternative».

Voilà une levée de boucliers qui risque, sinon d’obérer la concrétisation de cette pénétrante autoroutière, du moins retarder l’échéance de sa livraison. Il faut espérer, néanmoins, que l’esprit du dialogue et de la concertation prenne le dessus, pour transcender cet écueil et trancher le nœud gordien.

N. Maouche

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