Prolifération importante des chiens errants

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Nonobstant les diverses campagnes d’abattage des chiens errants menées par les services de l’APC de Chemini, des meutes de chiens rodent souvent aux abords des routes, notamment auprès des décharges d’ordures ménagères. Les immenses réceptacles de décharges sauvages et de rejets d’eaux usées incontrôlés sont devenus un lieu de prédilection pour les chiens et autres animaux sauvages comme les chacals. Conjuguée à une absence patente de civisme des citoyens, la situation est devenue inquiétante et se reproduit perpétuellement dans un environnement insalubre. La régulation des animaux nuisibles se doit d’enrayer les dégâts occasionnés tant à la population locale que pour les automobilistes. En règle générale, ce sont les communes qui sont chargées de lutter contre les animaux divagants, notamment les chiens errants, qu’ils soient domestiques ou sauvages. Toutefois, les campagnes d’abattage s’avèrent inefficaces, car des meutes de chiens rodent en toute quiétude au grand dam des villageois. «Nous avons informé les responsables locaux, à moult reprises, sur l’inquiétante présence des chiens errants dans les lieux où sont entreposés les bacs à ordure, notamment au niveau du cours d’eau situé à la périphérie de notre village. Il faut que les autorités locales réitèrent le temps qu’il faudra les campagnes d’abattage afin d’éviter des maladies transmissibles telles que la rage», nous informe un habitant du village Boumelal. D’ailleurs, des villageois nous ont signalé la présence d’une meute de chiens sur les hauteurs de la localité de Chemini, attaquant de fait les troupeaux de bovidés laissés aux alpages. La situation est plus que jamais urgente pour prendre les mesures qui s’imposent. La chasse aux chiens errants ne doit pas se limiter à des actions conjoncturelles d’abattage ou d’empoisonnement systématique de hordes de chiens qui se promènent dans les patelins. L’idéal serait de placer la lutte contre ce fléau comme une préoccupation quotidienne afin de juguler ce phénomène dont les conséquences peuvent se révéler dramatiques. Certains nuitards, de peur d’être attaqués par ces chiens, se sentent parfois obligés de s’armer de bâtons et de pierres pour se protéger ou se frayer un chemin.

Bachir Djaider

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