Lors d’un point de presse qu’il a tenu hier en milieu d’après-midi au chef-lieu de wilaya de Boumerdès, le P-dg de Socothyd M. Mustapha Achaïbou a donné des éclaircissements sur la grève déclenchée lundi dernier par un groupe de travailleurs au sein de l’unité précitée.Le premier responsable de cette entreprise nationale spécialisée dans la fabrication de produits parapharmaceutiques, bandes plâtrées et articles d’hygiène a d’emblée qualifié ce débrayage d’illégal; Il indiquera notamment que la section syndicale qui a organisé cette grève a été dissoute en juin dernier, aussi bien par l’union locale UGTA de Bordj Ménaïel que par l’union de wilaya de la même organisation syndicale nationale.L’orateur donnera les détails suivants : Un groupe de travailleurs dont le nombre avoisine une vingtaine à leur tête le nommé Mekiri, syndicaliste suspendu par ses supérieurs syndicaux hiérarchiques, m’empêchait à intervalles réguliers de les reconnaître en tant que représentants syndicaux. Suite au refus du P-dg de Socothyd, qui dit s’en tenir aux décisions des deux instances de l’UGTA précitée, ce groupe a réclamé le départ de Achaïbou.Le même groupe qualifié de fraudeurs s’est opposé début janvier 2006, à l’initiative de l’Union locale syndicale de Bodj Ménaïel d’organiser une assemblée élective des travailleurs. Et juste après, ces travailleurs ont réitéré leur chantage : “Reconnaître leur section qui est pourtant dissoute ou dans le cas contraire exiger mon départ”.L’orateur précisera en outre qu’un jugement en référé rendu par le tribunal de la circonscription, mardi dernier est pleinement en notre faveur. Un huissier de justice a été aussitôt désigné pour que j’assume librement mes missions en tant que P-dg de Socothyd. Les grévistes reviennent à la charge dès le départ du huissier et entravent l’exécution dudit jugement prononcé par le tribunal. Celui-ci a prononcé hier au moment où le point de presse se tenait, une autre condamnation contre les cinq agitateurs, leur intimant l’ordre de laisser le P-dg et ses cadres dirigeants exercer leur fonction.Le conférencier ajoutera que le conseil d’administration de l’entreprise réuni hier au chef-lieu de wilaya a abouti aux résolutions suivantes : ledit conseil apporte son soutien indéfectible au P-dg de Socothyd ainsi qu’à ses cadres dirigeants.Il s’oppose en outre fermement à la revendication illégitime du groupe des manipulateurs demandant le départ du responsable et collaborateurs précités. Le même conseil ordonne à la direction générale de procéder immédiatement à la suspension des éléments perturbateurs et de déposer plainte devant le tribunal territorialement compétent pour menace, entrave de l’exécution d’un jugement et du droit de travail du P-dg et autres cadres de l’unité.Enfin, ce conseil d’administration lance un appel à la sagesse des travailleurs pour préserver la pérennité de Socothyd qui est sérieusement menacée par ces éléments inconscients.Et en cas d’obstacle à l’exécution de cette décision judiciaire d’autres mesures légales seront prises, a-t-il averti. Evoquant la situation de Socothyd, M. Achaïbou a affirmé que cette entreprise est très viable. Elle est bénéficiaire depuis 17 ans. Nos employés sont payés avant le 10 de chaque mois. Et durant la décennie rouge, l’entreprise a injecté 5 millions de dollars pour garantir sa mise à niveau, en plus de la création de 280 postes d’emploi.La Socothyd, a-t-il ajouté est certifiée en ISO 9000/2001 pour la qualité de ses produits. Et aussi en ISO 13 485 relatif aux dispositifs médicaux. Et l’on s’achemine vers la certification 14 000/100 relatif à l’environnement. Conformément au programme des réformes en cours, elle figure, a souligné l’orateur, parmi les 1 200 entreprises à privatiser. Sa privatisation — dont la décision revient au chef du gouvernement — ne se fera que pour améliorer davantage la situation des travailleurs, a-t-il expliqué en substance. La privatisation n’est plus un tabou. Elle est conçue pour la création de richesses, et d’autres postes d’emploi.
Salim Haddou
