Les ménages confrontés de plus en plus aux dépenses de tout acabit, ne savent plus où puiser encore de l’argent, pour faire face à une vie de plus en plus budgétivore. Le pouvoir d’achat continue sa chute libre, en parallèle les produits de première nécessité, connaissent des augmentations par « saccadées », un système paradoxal qui ne fait pas l’affaire des citoyens. Pour l’énergie, que ce soit le gaz naturel ou l’électricité, les tarifs ont connu, depuis 2005, des majorations, en application de la décision du 30 mai de l’année passée, de la commission de régulation de l’électricité et du gaz. Ce « réajustement », est de l’ordre de 16%, et concerne la période qui va de 2005 à 2009, à raison de 4,9% pour chaque semestre (juin et décembre). Cette nouvelle tarification inclue une quote-part qui va directement à la commission de régulation, au titre des coûts permanents du système électrique et gazier, fixée à 0. 75 DA/kwh pour l’électricité et à 0. 07 DA thermie pour le gaz. Même si Sonelgaz justifie cette hausse par le fait de ses investissements et par les frais de ses différentes interventions et aussi la maintenance de ses équipements et machines. Il n’en demeure pas moins que cela « n’enchante » guère le citoyen, qui se voit contraint de serrer, pour la énième fois, sa ceinture. Et dans sa quête pour équilibrer et minimiser ses dépenses (alimentation, habits, eau, électricité, médicaments…) il n’y va pas par trente-six chemins. Il se rabat sur les succédanés en matière d’énergie. La meilleure illustration, viendrait de l’utilisation du bois et des grignons d’olives. L’hiver, qui a encore de beaux jours devant lui, avec son lot de froid, de gelée et de neige, poussent les ménages à utiliser les matières premières précitées, afin de se réchauffer et même pour cuisiner. Le gaz, l’électricité et le gazoil étant inaccessibles, et donc utilisés en petites quantités pour les bourses faibles et moyennes. Aux différents marchés hebdomadaires, le constat est presque le même. C’est la ruée vers les chauffages au gaz, à gazoil et électriques. Quoique, les poêles à bûches, que les soudeurs confectionnent, ont connu une grande percée ces dernières années, ils sont pratiques et à moindre frais. Ils sont proposés entre 3500 et 4500 DA. À Tazmalt, un vendeur atteste : « Ces poêles sont géniaux et ne coûtent pas grand-chose. On n’a qu’a y mettre des bûches et des grignons d’olives, et chauffer toute la maison et même cuisiner. » Et à un citoyen de renchérir : « J’en possède deux chez moi, l’un au salon et l’autre dans le couloir. Nous avons vraiment chaud à l’intérieur, sans un centime de perdu. » Cependant, le point noir reste le danger représenté par le monoxyde de carbone, si une aération correcte n’est pas pratiquée. Et puis, il y a aussi l’abattage clandestin des arbres par des « faux-bûcherons », que le gain rapide, aveugle. Les choses pourraient s’aggraver davantage, si l’Etat devait cesser de subventionner les prix des produits essentiels. Le citoyen ne pourrait pas payer les tarifs réels des ressources énergétiques, entre autres.
Micipsa. Y
