Avant-hier, la journée nationale des handicapés a été fêtée comme il se doit au centre psychopédagogique « Les enfants du cœur » pour enfants inadaptés mentaux. En effet, le directeur bénévole du centre, M. Chardi Hakim, et l’équipe pédagogique ont concocté un programme riche en activités pour célébrer cet événement. «Nous n’avons pas voulu élargir cet événement à un autre public. Nous avons seulement tenu à ce que ces enfants marquent cet événement à leur manière», nous confiera le premier responsable du centre. Durant la matinée, les 25 enfants (9 garçons et 16 filles) que compte cette structure abritée par le siège du Croissant Rouge Algérien local, ont eu droit à de nombreuses activités ludiques. «Ils ont l’habitude de jouer ensemble. Maintenant, nous sommes vraiment très contentes de les voir agir seuls prenant même des initiatives personnelles. Nous sommes très attachées à eux. Je vous avoue que nous ne pourrons plus nous séparer d’eux. C’est comme une seule famille», nous répondra l’une des éducatrices. Il faudra souligner qu’elles sont à neuf (deux orthophonistes et 7 psychologues) à s’occuper de cette catégorie d’enfants depuis novembre 2013. En dépit des problèmes qu’elles rencontrent dans le renouvellement de leur contrat, elles sont tout de même très courageuses à accompagner ces innocents et leur apprendre énormément de choses. Peu après, ils ont été conviés à une collation avant de reprendre leurs activités préférées, à savoir le dessin et les marionnettes. À midi, c’est au tour d’une même table avec leurs éducatrices et le personnel du centre en présence du bénévole d’Ath Ailem (Aïn El Hammam), M. Mohamedi Arezki, venu spécialement assister à cet événement aux côtés des enfants, car disons-le, c’est grâce à lui que fonctionne ce centre tout comme celui qu’il gère dans son village, que les enfants ont dégusté un couscous royal au poulet. D’ailleurs, faudra-t-il le souligner, cela s’est déroulé dans une convivialité sans égal. Dans l’après-midi, ils ont dansé et chanté sous des airs musicaux à exploser les oreilles. «C’est notre fête. Nous ne demandons rien d’autre qu’à être traités comme les autres. Maintenant, on sait dessiner, on sait écrire, on sait compter, on sait chanter et on sait danser. On souhaite que toute l’année, c’est la fête. Grand merci à nos enseignantes», ne cessera de répéter l’une des filles. De son côté le directeur du centre a tenu à lancer un appel en direction des élus de l’APW de concrétiser les fiches techniques qui leur ont été remises pour les aménagements de ce site. «Nous voulons créer d’autres espaces. Ces enfants en ont besoin. Mais, jusqu’à présent, je peux vous dire que les conditions de travail aussi bien des enfants que des éducatrices sont très pénibles. Si ce n’est pas par amour à ces enfants, les éducatrices auraient déserté les lieux surtout que leurs contrats ne sont pas renouvelés», nous déclarera M. Chardi au terme de cette journée qui restera gravée dans la mémoire de ces enfants, ô combien vulnérables, tout en remerciant madame la ministre de la Solidarité Mounia Meslem, pour avoir reçu les membres de l’association et avoir agréé » Les enfants du cœur » qui gère les deux centres, celui d’Ath Ailem et celui de Draâ El-Mizan. Encore une bonne note pour les responsables de ces structures qui offrent leur temps et leur argent pour cette catégorie d’enfants.
A. O.
