L’idée émise, ici et là, dans plusieurs communes pour réaliser une décharge moderne pouvant servir de recyclage des déchets n’a pas eu d’écho même si les associations défendant la protection de l’environnement continuent de tirer la sonnette d’alarme. A Ath Yahia Moussa, comme dans beaucoup de municipalité, les ordures et autres déchets de tous genres sont jetés n’importe où. Dans ce chef-lieu longé par une rivière, des décharges sauvages se multiplient comme des champignons, à telle enseigne qu’elles polluent l’eau de cet important cours d’eau. Les autorités communales ont pris une louable initiative : un lieu a été aménagé pour recevoir toutes ces immondices.“Nous allons décharger au moins les ordures du chef-lieu dans cette nouvelle décharge car l’acheminement des ordures des villages ne se fait pas au niveau de notre commune. Comme vous le savez les villageois possèdent des fumiers personnels. En tout cas, c’est provisoire”, nous a déclaré un responsable locale. Il est à signaler que le terrain choisi n’est pas réellement adéquat : il se trouve d’une part à proximité d’un chemin communal menant vers le versant est (Iaâllalen, Ighil El Vir et autres hameaux), et d’autre part, au milieu d’une forêt verdoyante. “Certes, il est bien de doter notre commune d’une décharge publique mais il ne faut pas que celle-ci porte atteinte à l’environnement”, pense un membre actif du mouvement associatif. A Ath Yahia Moussa, faut-il le rappeler, faute de terrains appartenant au domaine public ou communal, il n’est pas aussi facile de dégager un site pouvant accueillir n’importe quel projet de quelque nature soit-il.Alors que dire d’une décharge publique ? L’idéal est de penser à un centre d’enfouissement en mesure d’accueillir les déchets de plusieurs communes. Il ne faudra pas oublier qu’à Tizi-Ghenif un bras de fer avait opposé les citoyens aux autorités pour déplacer un dépotoir gênant, si bien qu’aujourd’hui la décharge créée pose toujours des problèmes aux riverains. Il faudrait peut être trouver un autre moyen pour éradiquer toutes ces décharges sauvages qui enlaidissent notre paysage.
Amar Ouramdane
