Comme pour toutes les autres localités de la wilaya de Tizi-Ouzou et pour cause de la chute du prix du baril de pétrole, les élus locaux, déçus, ont pris leur mal en patience en revoyant à la baisse tous les projets qu’ils avaient déjà ambitionnés de réaliser, sinon promis à leurs administrés de satisfaire, dans le programme communal de développement (PCD) de la présente année d’exercice et l’avant dernière de leur mandat. Néanmoins, pour l’APC de M’Kira, l’une des plus pauvres de la wilaya de Tizi-Ouzou dont les ressources sont quasiment nuls, les pouvoirs publics n’ont pas hésité à venir à sa rescousse en lui octroyant une enveloppe financière de vingt quatre millions de dinars, soit deux milliards et quatre cent millions de centimes que les élus ont vite fait de faire un choix sélectifs parmi tous les projets initialement inscrits dans leur agenda. «Nous ne pouvons que nous considérons comme chanceux, compte tenu des mesures d’austérité prises par les pouvoirs publics d’autant plus que nous sommes l’une des rares localités à bénéficier d’une telle enveloppe financière pour réaliser nos projets qui sont au nombre de cinq (5), à savoir une étude pour la réalisation d’une salle de soins au village Imlikchène avec deux logements d’astreinte, l’achèvement des travaux de réhabilitation d’un bâtiment administratif de 110 m2 au chef-lieu, la réalisation d’un réseau d’assainissement au village Tamdikt (Mouas vers la RN68) sur 1600 ML alors que pour les deux autres projets restants, nous avions fixé notre choix pour la réfection, l’aménagement ainsi que le revêtement en béton bitumeux d’un tronçon sur le chemin communal (Taka) et certaines pistes adjacentes menant aux hameaux Ait Ali, Mallek et Taharount sur 600 ML et le revêtement en béton bitumeux du chemin El Hammam vers Gaoua, en passant par les Azouaou sur 1700 ML», nous a déclaré le premier magistrat de la commune de M’Kira, en l’occurrence M. Amar Akrour, qui reste tout de même confiant et très optimiste. «Si pour le moment, nous n’avons que ces cinq projets, il ne faut pas croire comme pour nos administrés que c’est fini pour cette année, car je suis sûr et certain que les pouvoirs publics n’hésiteront pas à nous octroyer d’autres dans les prochaines semaines ou les prochains mois, car non seulement ils connaissent parfaitement notre situation, mais ils ont la ferme volonté de nous aider à nous en sortir», termine notre interlocuteur.
Essaid Mouas
