Intitulé «Eritt-id», le nouvel album du chanteur Amour Abdenour sera sur le marché au plus tard début avril.
S’étant retiré de la production six ans durant pour des problèmes personnels, l’artiste revient cette fois-ci avec un opus somme toute original qui sera distribué par les éditions Melody +, d’Ighzer Amokrane. «J’ai utilisé de gros moyens. Je suis resté dix-huit jours au studio et c’est la première fois dans ma carrière que je passe autant de temps à l’enregistrement. J’ai utilisé beaucoup d’instruments acoustiques et des instruments de studio. J’ai conjugué les deux formes d’instrumentation. Cela, contrairement à ce que je faisais par le passé avec des instruments de studio uniquement», souligne Amour Abdenour lors d’un point de presse organisé hier, à Béjaïa. Révélant les thèmes abordés dans son nouvel album, l’auteur de la célèbre chanson «El-Vaz» dit vouloir «avancer tout en se remettant constamment en cause». Dans son nouvel album, le fils prodige d’El-Flay chante Bgayet de l’histoire, des ancêtres, de l’amour et de la révolution. «Les thèmes abordés sont différents des précédents. Chaque fois j’essaie de trouver un nouvel angle dans mes compositions. J’aborde des thèmes authentiques. Ce sont des thèmes réels, vécus. Les thèmes sont les mêmes : l’amour, l’affectif, le social, etc. C’est universel, mais l’originalité se trouve dans la manière de les aborder. C’est le travail de recherche que je fais à chacune de mes compositions», précise-t-il, en disant n’avoir jamais eu «peur» de faire de la musique. «Je ne chante pas un seul style. J’ai essayé de toucher à tous les styles. D’ailleurs, dans mon nouvel album, vous trouverez du chaâbi pur, des variétés, de l’universel… etc. », précise-t-il. Revenant sur ses 45 ans de carrière, Amour révèle avoir fait des mains et pieds pour se produire à la radio nationale. «J’ai composé ma première chanson en 1969, alors que j’avais 17 ans. Une année après, je me suis produis à la radio, accompagné par un orchestre composé de musiciens de renoms. Cependant, il m’a fallu huit ans pour passer régulièrement à la radio», rappelle-t-il, en regrettant l’état dans lequel se trouve la chanson kabyle au jour d’aujourd’hui. «Actuellement, n’importe qui peut chanter en usant et abusant de logiciels. Cet état de fait a fait en sorte que l’on a en quelque sorte banalisé la chanson, qui ne sert désormais qu’à meubler le temps des médias lourds», se désole Amour Abdenour, révélant au passage qu’il ne s’était pas produit à Alger depuis 1985.
Dalil S.

