Le Festival de la robe kabyle « Thijihlit Iwadhiyen » reviendra pour sa deuxième édition, du 27 au 31 mars prochains, sous le slogan « Thijihlit Iwadhiyen entre authenticité et modernité » et se tiendra dans la commune de Ouadhia, à 35 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou.
L’ouverture officielle de cet événement interviendra dans la matinée du dimanche 27 mars, au son de la musique d’une troupe d’Idheballen, au niveau de l’école des trois frères Tifrani. Au programme de ce rendez-vous, désormais incontournable pour les amoureux de la robe kabyle particulièrement celle des Ouadhias réputée pour le savoir faire de ses couturière et la beauté et l’authenticité de ses models. A compter de dimanche prochain et jusqu’au jeudi, les visiteurs pourront venir découvrir l’exposition-vente des différents models de robes kabyle des plus authentiques à ceux revisités au niveau de l’école primaire des trois frères Tifrani, sise au chef-lieu de la commune. Un défilé de mode présentant le travail de plusieurs couturières est au menu de la cérémonie de clôture qui interviendra, jeudi 31 mars, au niveau de la salle des fêtes communales de Ouadhia à partir de 13h00. Ce défilé sera entrecoupé de poésie et s’achèvera par la remise de cadeaux aux participantes. Selon les organisateurs, pas moins de 27 exposants prendront part à cette deuxième édition du festival «Thijihlit Iwadhiyen», dont 20 couturières. Les autres participants proposeront des gâteaux traditionnels, de la bijouterie et d’autres produits d’artisanat. Le président de l’assemblée populaire communale de Ouadhia, M. Youcef Akir, tiendra à souligner : «L’APC de Ouadhia n’a déboursé aucun centime pour ce festival. C’est grâce à l’APW qui nous subventionne à hauteur d’un million de dinars, ainsi qu’aux sponsors que je remercie vivement au passage, que cet événement pourra se tenir». Toutefois, le maire de Ouadhia s’est dit consterné par le fait de ne pouvoir disposer comme il le faudrait de ce million de dinars accordé par l’APW : «Malheureusement, nous ne pouvons pas disposer comme nous le souhaiterions de ce million de dinars accordé par l’APW, dans la mesure où le contrôleur financier nous a clairement signifié que nous n’avions le droit d’acheter que des jus et des gâteaux dans le cadre de cette activité! C’est inadmissible, parce que cette manifestation exige d’autres dépenses, un Festival ce n’est pas qu’une collation ! Nous voulons les utiliser pour payer les cadeaux des participantes, la sonorisation, l’affichage et ce qui va avec, comme banderoles, invitations et programmes, ainsi que d’autres dépenses ayant trait à l’organisation de cet événement…», s’indignera M. Akir.
Taous C

