Sous un soleil de plomb, les enseignants contractuels et vacataires continuent leur marche vers Alger pour la troisième journée consécutive.
Plus de 1 000 enseignants contractuels venus de plusieurs régions du territoire national, selon des chiffres communiqués par les organisateurs, ont repris, tôt hier matin, leur marche vers Alger pour exiger l’intégration sans concours et sans conditions de tous les enseignants contractuels et vacataires dans le secteur de l’Éducation nationale. Les protestataires ont marqué une halte en milieu de journée à quelque 5 km de la commune de Tazmalt. Joint par téléphone, le porte-parole du conseil des lycées d’Algérie (CLA), M. Idir Achour, qui participe à cette marche initiée par le comité national des enseignants contractuels, a réitéré la détermination de cette catégorie d’aller jusqu’au bout jusqu’à satisfaction de leur principale revendication qui est l’intégration de tous les enseignants contractuels sans conditions. En effet, seule une réponse favorable à leurs revendications conduira les enseignants contractuels et vacataires à arrêter leur mouvement de protestation. Cette marche nationale ne sera qu’une première étape engagée par ces protestataires dans le processus de la protestation puisqu’elle sera suivie d’une grève de la faim ainsi qu’une série d’actions, et ce, jusqu’à satisfaction de leurs doléances. Ces derniers, dont la plupart ont à leur actif au minimum 5 ans d’ancienneté dénoncent le fait que la tutelle leur exige de passer par un concours pour leur intégration, tandis que des milliers de postes officiellement sont à pourvoir.
Leur rencontre avec la ministre s’est soldée par un échec
La ministre de l’Éducation nationale, Mme Nouria Benghebrit, a reçu, lundi dernier au niveau de son département, une délégation des représentants des enseignants contractuels pour examiner leurs revendications, dont le recrutement direct sans passer par le concours prévu fin avril prochain. Le chargé de la communication au ministère de l’Éducation nationale, M. Amine Cherfaoui, a affirmé que la ministre avait décidé de recevoir, à huis clos, les représentants des enseignants contractuels pour rappeler que «les portes restent ouvertes» envers l’ensemble des parties y compris les enseignants contractuels. Par ailleurs, la ministre de l’Éducation avait, dans une déclaration à l’APS, appelé les enseignants de faire preuve de retenue et de participer au concours prévu fin avril, les appelant à assumer leurs responsabilités. «La loi ne permet pas d’intégration directe de cette catégorie», a-t-elle tenu à préciser. Elle a affirmé enfin, que la «loi ne leur permet pas de donner une démission collective et ne leur permet pas non plus de bénéficier d’un double avantage dans le secteur de la Fonction publique». Pour sa part, le porte parole du CLA a affirmé que cette rencontre n’a pas donné de suite satisfaisante. Faute de quoi, les enseignants contractuels ne comptent en aucun cas baisser les bras, et se disent déterminés plus que jamais à poursuivre leur lutte syndicale, afin de faire valoir leurs revendications. On peut dire que le bras de fer opposant ces derniers à leur tutelle n’est pas près de connaître son dénouement.
L.O.Challal

