Chorfa Non-lieu dans une affaire d’attentat à la pudeur – La famille de la victime crie au scandale

L’affaire liée à l’attentat à la pudeur qui se plaidait hier au niveau de la chambre d’accusation de la cour, s’est achevée sur un non-lieu. Ce verdict a été accueilli avec indignation et colère par la famille de la victime. La victime en question, une fille de huit ans, aurait subi des attouchements de la part de son agresseur, un homme de 38 ans et marié de surcroit. Le procureur, dans son réquisitoire, a requis 12 ans de réclusion et 500 000 DA d’amende. L’affaire s’est jugée à huis clos en présence du père et de la victime ainsi que d’autres membres de la victime. Elle remontait au 23 octobre 2015, selon le père. La scène a eu lieu à six heures et demie devant le CEM de Chorfa. La fille sortait pour se rendre à la librairie proche du domicile munie de la liste des fournitures scolaires. Trouvant celle-ci fermée, elle aurait été abordée par le gardien du CEM, selon le père de la victime. Il lui aurait demandé de remettre des journaux à une vielle femme. La fille accepta. Et puis, une fois à l’intérieur de l’établissement, il lui aurait proposé de lui faire visiter les classes à l’étage supérieur. Toujours selon notre source, tout en la conduisant par la main, il se serait livré à des attouchements sur elle. Prenant peur, la fille se serait mise à crier et aurait réussi à se libérer de son emprise en le mordant à la main. Le père déposa aussitôt plainte à la brigade de gendarmerie qui s’est immédiatement chargée de l’enquête. Pendant que l’affaire était mise en délibéré nous avons pu approcher le directeur du collège qui était dans cette affaire en tant que témoin. «J’ai calmé la situation et j’ai placé un autre gardien pour assurer la sécurité de l’établissement. La cousine de la victime, une avocate, a évoqué l’article 335 en vertu duquel le procureur requérait 12 ans de prison ferme et 500 000 DA d’amende. Le verdict assorti du non-lieu prononcé vers 11h30, plongea la famille de la victime dans une grande colère. Le père criait sa révolte et menaçait de se donner la mort. La grande sœur criait sa stupeur et son indignation et la victime de 8 ans, ne comprenant rien à cette scène, pleurait et criait plus fort. Hors de l’enceinte, la grande sœur s’est évanouie sur le trottoir, attirant le regard apitoyé des passants. Les policiers ont essayé de calmer la famille en proie au désespoir, en lui faisant observer qu’elle pouvait toujours faire cassation.

Aziz Bey