Béjaïa en grève pour exiger la prise en charge de leurs revendications – Les travailleurs du CTC en colère

Pas moins de 32 travailleurs de l’agence de Béjaïa du contrôle technique de la construction (CTC), un organisme national dont la mission principale est la sécurité et le contrôle du bâtiment, ont adhéré au mouvement de grève auquel a appelé le syndicat national de l’entreprise. Une plate-forme de revendications comportant plusieurs points liés à l’amélioration de la situation socioprofessionnelle des travailleurs du CTC, a été transmise au ministère de tutelle, à savoir celui de l’Habitat et de l’urbanisme, par le syndicat du CTC, en date du 09 mars dernier. Parmi les doléances soulevées par ces protestataires, «l’annulation de la décision unilatérale prise par le P-DG concernant l’augmentation des objectifs financiers de l’entreprise» et «la révision des primes (PRI et PRC) pour l’ensemble des agences et indemniser à effet rétroactif tout le personnel touché par cette décision», a indiqué M. Issaâd, S/G de la section syndicale au CTC de Béjaïa. Par ailleurs, ces grévistes exigent l’annulation des poursuites judiciaires à l’encontre des syndicalistes et salariés ayant pris part aux deux journées de protestation observées les 09 et 10 mars dernier. Dans ce sillage, ces protestataires réclament la réintégration inconditionnelle de leur collègue syndicaliste Djamel Talbi, qu’ils estiment être «licencié abusivement à cause de ses activités syndicales». «Au lieu de répondre à notre plate-forme de revendications, l’on a commencé le licenciement abusif des travailleurs et leur traduction en justice. Nous demandons l’annulation de ces actes abusifs», a-t-on insisté.

B. S.