La protestation dans le secteur de l’éducation nationale ne s’essouffle pas. Alors que la tutelle fait face à un historique mouvement de contestation de la part des enseignants contractuels, soutenus par les principaux syndicats du secteur, les censeurs de lycées ont entré en scène, hier, en observant une journée de grève, suivie d’un sit-in devant le siège de wilaya de l’éducation nationale. Les censeurs des établissements scolaires du secondaire montent au créneau pour réclamer l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle. En tête des revendications de ces fonctionnaires de l’éducation, la révision de leur statut particulier et revoir à la hausse leur classification dans le tableau des rémunérations. Figés depuis des années dans la catégorie 14, les censeurs de lycées demandent leur reclassification dans la catégorie 17. Ils refusent à ce qu’ils soient classés à la catégorie 16 au même titre que d’autres fonctionnaires «qui ne s’acquittent pas de missions et de tâches aussi contraignantes que celles qui leur sont assignées». Par ailleurs, ces protestataires réclament le changement de leur titre de censeurs en directeurs d’études, ainsi que leur intégration dans le corps du personnel administratif au lieu de celui du personnel éducatif (actuellement). En outre, ils exigent le droit à la promotion à la fonction de proviseur de lycée après cinq ans d’ancienneté et un examen final. L’autre revendication soulevée par ces censeurs de lycées concerne le droit à la promotion au grade d’inspecteur de l’éducation, après huit ans de service.
Boualem S.
