Le retour du beau temps accompagné des températures printanières douces depuis deux semaines, sont à l’origine d’une reprise fulgurante du tissu végétal en général et des surfaces ensemencées en particulier.
Le retour du beau temps accompagné des températures printanières douces depuis deux semaines, qui ont succédé à une série d’épisodes pluviaux durant tout le mois de mars et la première semaine du mois d’avril, sont à l’origine d’une reprise fulgurante du tissu végétal en général et des surfaces ensemencées en particulier, qui enregistrent une importante croissance annonçant une saison fort prometteuse tant pour la céréaliculture que pour les maraîchères et l’arboriculture. Pour la céréaliculture, dans les légendaires plaines d’Oughazi, dans la commune de M’Chedallah, semées à moitié en blé dur et le reste en une variété de légumes, la croissance y est fulgurante. Les brins dépassent déjà les 70cm de hauteur. La même croissance est remarquable au niveau des parcours de pâturage et les surfaces semées d’aliments de bétail, au grand bonheur des agriculteurs et des éleveurs de bétail. Tous les facteurs d’une saison de fenaison fort prometteuse se sont réunis, ce qui influe comme à l’accoutumé sur les cours des marchés à bestiaux qui connaissent déjà une ascension sensible, ceci du fait de la demande est nettement supérieure à l’offre. Cette disponibilité d’aliments de bétail est à l’origine du rush des éleveurs d’ovins, de bovins et de caprins sur les marchés à bestiaux, et ce, pour rafler le maximum de têtes. Une ruée à laquelle contribuent les maquignons qui ont l’œil fixé sur le Ramadhan prochain et les fêtes prochaines tant religieuses que celles de mariages, circoncisions ou fiançailles de la saison estivale qui s’étalera sur les cinq mois à venir. Reste à espérer que l’Etat, à travers ses services agricoles, et les responsables du commerce veilleront à ce que cette campagne prometteuse de fenaison ne serait pas compromise comme les années précédentes, où faute de fil d’attache, elle a connu des fortunes diverses, allant de la mauvaise qualité des aliments mis sur le marché la flambée des prix jusqu’à la rareté des botteleuses et les honoraires de ces machines qui gravitent autour de 65 DA la botte de foin. La céréaliculture a été marquée par la rareté des moissonneuses batteuses d’où la nécessité de l’ingérence, sans délais, des services de l’agriculture pour être au rendez-vous des campagnes de fenaison et de moisson-battage qui interviendront respectivement à partir de la deuxième semaine du mois de mai et durant la deuxième décade du mois de juin.
O. S.

