Les patriotes marcheront vers Alger le 23 avril prochain

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En conclave, hier, dans la ville d’Aïn-Bessem, à l’Ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, les membres de la coordination nationale des patriotes ont reconduit la décision d’organiser une marche vers Alger à partir de la wilaya de Bouira, sur plus de 100 km. La date du 23 avril prochain a été arrêtée pour l’organisation de cette marche. Les éléments patriotes de 30 wilayas prendront part à cette action, assure M. Hamdi Samir, coordinateur de la wilaya de Bouira, que nous avons rencontré hier, sur place. D’après ce dernier, les patriotes soulèveront lors de cette marche, les 22 revendications qui datent de 2010. Ils réclameront également la mise en application des accords signés avec le gouvernement inclus dans la loi numéro 13-08 du 30 décembre 2010. «Notre principale revendication est la reconnaissance officielle des sacrifices des éléments patriotes durant la décennie noire. Les familles des martyrs de la cause ainsi que les blessés devront, également, bénéficier de leur droit et d’indemnités», nous dira l’un des délégué du mouvement. Notre interlocuteur affirme que la marche en question aboutira vers le siège du gouvernement à Alger : «Aujourd’hui, les patriotes qui ont tout sacrifié durant les années de terreurs, se trouvent délaissés et marginalisés, et leur sacrifice oublié. Les familles de nos martyrs sont dans le désarroi et nos blessés dans la tourmente. L’Etat algérien doit reconnaitre officiellement ceux qui ont combattu aux côtés des forces de l’ANP et ont contribué dans la sauvegarde de la République». En plus de la reconnaissance officielle, les patriotes réclament, également, la revalorisation de leur salaire, des pensions des blessés ainsi que l’accès en priorité au logement, aux soins aux établissements de santé de l’armée et à l’emploi. «La majorité des accords que nous avons signés avec le gouvernement en 2010 n’ont pas été appliqués en réalité. Aujourd’hui, la majorité des patriotes se trouve sans logement et subit les affres du chômage et de la misère sociale avec une paie qui ne dépasse pas les 12 000 DA par mois. L’accès aux soins médicaux, notamment pour les blessés des combats et à leurs familles doit être également appliqué», ajoute notre interlocuteur.

O.K.

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