Selon le chef du projet de l’échangeur des quatre chemins, qui s’est exprimé sur les ondes de la radio Soummam, toutes les contraintes ont été levées et les travaux avancent au fur et à mesure. Jusqu’à présent, 90 pieux sur les 188 prévus ont été réalisés. Bien que le volume horaire de travail atteigne parfois la dizaine d’heures par jour, le retard est visible. D’ailleurs, le wali a instruit les entreprises en charge du projet de redoubler d’efforts pour le rattraper. Devant être livré l’année dernière, seule une partie du projet a été réalisée à la date d’aujourd’hui, ceci après que des efforts aient été déployés depuis la venue de l’actuel wali qui a donné un véritable coup de pied dans la fourmilière. Il est prévu, effectivement, que le projet soit réalisé en tronçons pour éviter d’occasionner des problèmes de trafic routier, mais pas au point d’espacer ces tronçons de plusieurs mois. Oui, le premier et unique tronçon réalisé a été livré en mars 2014 pour tomber dans la léthargie plus d’une année. Après une attente qui a duré depuis son inscription en 2006 jusqu’à l’entame des travaux en 2012, ce projet, confié de gré à gré à deux entreprises, accuse un énorme retard. Cet échangeur, dont le montant est estimé à près de deux milliards de dinars, a nécessité l’actualisation de son étude, faut-il le rappeler, à cause des nouveaux projets réalisés au niveau de la ville de Béjaïa, dont la nouvelle gare routière. En sus de cela, plus d’une dizaine de kilomètres de réseaux ont été déplacés, à savoir celui de l’AEP, du gaz, des eaux usées, d’électricité et des télécommunications. Seule alternative pour mettre un terme aux énormes embouteillages enregistrés régulièrement, notamment en période estivale, à l’entrée de la ville de Béjaïa, l’échangeur des quatre chemins est attendu impatiemment par les automobilistes qui empruntent quotidiennement les routes nationales relient Béjaïa à l’Est et au centre du pays.
A. Gana
