Dans le cadre de la promotion de la culture amazighe dans le milieu universitaire, les directions des œuvres universitaires de Béjaïa et d’El Kseur organisent une rencontre estudiantine dans la nouvelle résidence universitaire du campus d’Amizour. Cet événement est prévu pour abriter cette manifestation en faisant participer des délégations qui viendront de plusieurs régions du territoire national. Le communiqué de la DOU avance même l’expression «échelle nationale». Selon certaines sources, des représentants d’une dizaine de wilayas seront présents à cet événement. Les dates prévues vont du 19 au 23 Avril, soit du mardi au samedi inclus. Pour cela, la direction de la DOU a prévu un programme pour le moins imprécis. Il y aura effectivement des activités, telles des expositions, des pièces de théâtre, des spectacles divers, de la musique, de la poésie, des conférences,…mais aucune précision sur leur contenu n’a été communiquée. On sait seulement que des délégués viendront de Tizi-Ouzou (Tamda), de Ghardaïa, de Batna (fessdis), de Boumerdès (Boudouaou), de Hasnaoua, de Khenchla, de Sétif et bien sûr de Béjaïa. Les intitulés de ces spectacles, leurs auteurs et les détails à même de donner envie ou pas d’y participer sont absents du programme qui semble avoir été concocté à la hâte. On découvre à la fin du programme qu’un spectacle «théâtre» sera présenté par «des Tunisiens», sans plus de détails. À la résidence universitaire d’Amizour, est prévue une conférence intitulée «Art et Culture Amazighs», le 21 avril à 10 heures. Mais on ne sait pas qui l’animera, le programme officiel l’ayant tout simplement omis. La veille, c’est-à-dire le 20 avril même, une exposition intitulée également «Art et Culture Amazighs» est prévue au même endroit. De quel type d’exposition il s’agira et qui l’organisera, on ne le sait pas. Y aura-t-il des œuvres d’art, de la couture traditionnelle, du bijou, de la poterie, des réalisations scientifiques et techniques des étudiants ou autre chose, on ne le sait pas aussi. En fait, le programme diffusé par les organisateurs manque totalement de précision, rendant la communication de l’évènement extrêmement difficile et empêchant la presse même de donner des informations fiables. Y aura-t-il du transport pour assurer la navette vers les résidences universitaires à partir des villes avoisinantes, telles Sidi Aïch, Béjaïa, Aokas, Barbacha, … ? Cette deuxième édition du «Festival national universitaire de l’art et culture amazighs» autrement appelé en tamazight «Tafaska Taghnawt N Tzuri d Yidles Amazigh» semble avoir été organisée à la hâte, sans y mettre ni les moyens ni la forme pour assurer sa réussite. Il s’agira peut-être de juste marquer le coup, montrant tout le sérieux et l’intérêt qui est porté à cette date si symbolique et si importante aux yeux de l’ensemble des Amazighs, tant au niveau national que dans toute Tamazgha.
N. Si Yani
