Ils ont organisé un rassemblement, hier, devant le siège de la direction de l’éducation – Les travailleurs des corps communs en colère à Bouira…

C’est à l’appel du syndicat des corps communs de l’éducation (SNCCOPEN), que des dizaines de travailleurs de différents établissements d’éducation de la willaya de Bouira se sont rassemblés, durant la matinée d’hier, au niveau du siège de la direction de l’éducation. Les protestataires, qui occupent différents postes au niveau des établissements scolaires, ont soulevé plusieurs revendications, liées notamment à l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle. Ils réclament, entre autres, l’application des accords signés avec le ministère de l’Education le 30 novembre 2014, portant sur la promulgation des articles 19 et 22 de la fonction publique, l’annulation du système des contrats d’embauche ainsi que la titularisation de l’ensemble des travailleurs de cette catégorie, recrutés en tant que contractuels depuis plusieurs années. La revalorisation de leurs salaires ainsi que la mise en place d’une nouvelle grille des échelons font également partie de leurs réclamations. Dans leur requête, les protestataires ont tenu à dénoncer «la politique des deux poids deux mesures, menée au secteur de l’éducation nationale». Ils estiment également que la classe des travailleurs des corps communs et de la formation professionnelle a toujours été victime de marginalisation et de mise à l’écart. «La preuve, nous n’a avons jamais bénéficié des primes de missions comme lors des examens, alors que nous assurons le service même de nuit et durant les week-ends. Le système des contrats n’est qu’une autre preuve de l’injustice dont nous sommes victimes, des collègues sont contractuels depuis plus de 20 ans et sont payés à 12. 000 DA !», diront encore les manifestants. Lors d’une brève prise de parole, les représentants des travailleurs de la wilaya de Bouira ont assuré que l’ensemble de ces revendications ont été soumises à la ministre de l’Education, «mais aucune suite n’a été donnée», ont-ils assurés. Les intervenants ont dénoncé ce qu’ils qualifient «d’absence de coordination et de débat entre les deux parties», ils affirment aussi que «la stabilité du secteur passe par la satisfaction de l’ensemble des attentes de cette frange». L’option d’une grève ouverte n’est pas à écarter, ont-ils enchaîné. A noter par ailleurs, qu’un rassemblement à l’échelle nationale sera tenu le 30 Avril prochain au niveau de la direction de l’éducation de la wilaya de Tipaza, où, selon les syndicalistes, les travailleurs des 48 wilayas seront présents, et ce, «afin d’interpeller les plus hautes autorités du pays, à propos de leur situation et des revendications qu’ils ont soulevées».

O. K.