… Et à Tizi-Ouzou

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«Pour un salaire digne adéquat au pouvoir d’achat», «La wilaya de Tizi-Ouzou est fidèle au SNCCOPEN», «Pour l’ouverture des statuts particuliers et le régime indemnitaire des corps communs», «Halte à la hogra», pouvait-on lire sur les banderoles fixées aux murs et sur les feuilles brandies par les travailleurs. Ils étaient très nombreux, dans la matinée d’hier, mardi, ces corps communs de l’éducation à répondre à l’appel de leur syndicat, le SNCCOPEN, pour un sit-in devant le siège de la direction de l’Éducation. Lors de sa prise de parole, le président du bureau de wilaya, en l’occurrence Hallou Mohamed Arezki, a fait un large tour d’horizon des revendications des corps communs qui ne sont pas en totalité satisfaites. L’orateur accuse certains chefs d’établissements qui réquisitionnent les ouvriers sans pour autant les rémunérer en conséquence. «C’est de la hogra ! C’est pourquoi nous avons donné le mot d’ordre à notre retour de Ghardaïa», tonnera-t-il. Et d’ajouter : «Ces réquisitions se font durant les grèves enclenchées par notre syndicat». Devant le silence des responsables du secteur, le bureau national a saisi officiellement le Parlement Européen – Bruxelles, pour défendre notre cause et nos droits auprès des autorités Algériennes. Le président du bureau de wilaya revient sur le P V cosigné le 30 novembre 2014, par les deux parties, à savoir la ministre et ses représentants, d’une part, et le syndicat des corps communs, d’autre part. «Des décisions devraient être prises autour des indemnités, des échelons et l’amélioration du cadre de vie des corps communs, mais malheureusement rien n’a été fait depuis cette date et le PV n’est toujours pas appliqué», soulignera-t-il. Selon son président, «le SNCCOPEN compte, à travers tous les établissements scolaires de la wilaya, 1 700 adhérents et aujourd’hui, il est devenu urgent que notre syndicat ait un siège et aujourd’hui, nous réitérons notre demande auprès des responsables du secteur.

Arous Touil

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