Les enfants du village Boulmaiyez, de la commune Imassouhel, endurent beaucoup pour avoir droit à un peu de savoir. Ils doivent se lever tôt pour trouver une place dans un camion mis à leur disposition par l’APC car leur école se trouve dans un village voisin, Tizi Guefres. “3 à 4 km de distance”, selon un citoyen de ce village, rencontré sur les lieux. Le relief en pentes et accidenté, ne permet pas de s’y rendre aisément à pieds, surtout pour ces poussins avec des sacs à dos pleins de leurs outils pédagogiques. La construction d’une école à proximité n’est pas d’actualité, faute d’effectifs requis. “Nous comptons une vingtaine de lycéens, une trentaine de collégiens et une autre trentaine d’enfants au primaire”, nous informa ce jeune. Ce qui retient l’attention et ce moyen de transport qui n’est pas conçu pour cette catégorie de personnes : des enfants entassés dans un camion qui, par obligation, doit rouler sur une descente qui vous donnerait des vertiges. Même la marche qui sert à monter dans le camion n’a pas été épargnée. Les enfants et le chauffeur courent un grand danger surtout en cette période de l’hiver. “Ce virage est de tout temps aussi dangereux” avertit un passager. Nos collectivités locales, dans ces régions de montagnes, souffrent énormément de ce moyen vital qu’est le transport pour le ramassage scolaire. Ces enfants méritent mieux.
A. M. O.
