Le secteur de la santé au niveau de l’EPSP Ouacif est tout bonnement paralysé. En effet, même le nouveau personnel non syndiqué est passé à la grève illimitée depuis lundi dernier.
Les structures de santé que nous avons visitées, hier, notamment la polyclinique des Ouadhias, étaient paralysées. Les nouvelles recrues, après avoir déposé un préavis de grève depuis plus d’une semaine, voyant que rien n’a été fait, sont passées à leur menace de débrayer. Depuis lundi dernier, le fonctionnement de la polyclinique n’est pas seulement perturbé puisqu’il est déjà depuis le mois de septembre dernier, mais il est bien paralysé au grand dam des patients. Le personnel que nous avons rencontré sur les lieux ont dit d’une seule et unique voix : «Nous n’avons rien à avoir avec le personnel syndiqué. Nous, nous voulons travailler, mais avec un de moyens et de droit. Nous avons résisté depuis le mois de septembre dernier, surcharge de travail, absence de sécurité manque de médicaments, absence de responsables et sans salaire depuis 13 mois pour certains d’entre nous. C’est devenu intenable. Nous sommes livrés à notre triste sort. Nous avons interpellé tous les responsables concernés et toutes les autorités mais aucun d’entre eux n’a cherché après nous. Il est regrettable que des patients soient livrés à la maladie et que personne ne bouge le petit doigt. Nous ne voulons pas entamer notre carrière de cette manière. C’est décourageant et frustrant. Nous appelons et lançons un cri de détresse au premier responsable du secteur, monsieur le ministre de la Santé à diligenter une véritable enquête et à mettre de l’ordre dans le secteur de la santé à Tizi-Ouzou. 8 mois de perturbation et de grève ça suffit». Rappelons que depuis le mois de septembre dernier, l’EPSP Ouacif, à titre d’exemple, vit au rythme de la protestation. Au commencement, la découverte d’un lot de médicaments non déclaré à la polyclinique des Ouadhias. Personnel divisé en deux groupes, le premier affilié à l’UGTA soutien le directeur de l’EPSP, l’autre groupe affilié au SAP et SNPSP demande sine die son départ. Le bras de force est engagé. Grève sur grève, marche contre marche, sit-in et protestation à tour de rôle. Le directeur a été plusieurs fois limogé puis réintégré au son de la protestation. C’est comprendre que depuis septembre, la moitié du personnel de l’EPSP est en grève à tour de rôle bien entendu. À signaler que depuis tout ce temps, c’est le nouveau personnel non-syndiqué qui fait fonctionner les structures de santé. Ajoutant aussi que depuis le 31 mars dernier, l’ancien directeur a été écarté et un nouveau désigné mais chose incompréhensible, le personnel affilié à l’UGTA et celui affilié au SAP et SNPSP sont toujours en grève, c’est comprendre que le problème n’est pas l’ex-directeur. À présent que le secteur est paralysé puisque même les non-syndiqués s’invitent au bal de la protestation, c’est le méli mélo. Dda Slimane Azem dit dans l’une de ses chansons : «Tarwi tebarwi, yegouma adidh’har yekhfis».
Hocine. T

