Après une accalmie d’une semaine, étant rassurés par des promesses tenues par le wali de Béjaïa, quant à la mise en conformité du CET Sidi Boudrahem, les habitants de Helil, relevant de la commune d’Oued Ghir, sont revenus à la charge pour exiger, cette fois-ci, «la fermeture immédiate et définitive dudit CET». «Nous ne voulons plus de ce CET. Nous réclamons sa fermeture définitive, ni moins ni plus», a-t-on appris d’un citoyen de Helil, un village sis en aval de ce CET et qui souffrent des conséquences de sa non conformité aux normes requises. Pour empêcher les camions de déverser les déchets et ordures ménagers à l’intérieur de ce qu’ils qualifient de «décharge anarchique», ces protestataires ont installé depuis trois jours, un campement à l’entrée du CET. Une permanence est assurée jour et nuit pour qu’aucun camion n’y pénètre pour déverser les ordures. «Nous sommes campés à l’entrée de ce CET, en assurant une permanence H24 afin d’empêcher les camions de déverser leurs ordures. Notre action va durer jusqu’à la fermeture de ce CET», a indiqué notre source. Pour rappel, les habitants de Helil, soutenus par d’autres citoyens des villages avoisinants avaient procédé dernièrement, à la fermeture dudit CET et au blocage à la circulation routière de la RN12 pour protester contre les odeurs écœurantes qui s’y dégagent, empestant leur localité et le déversement dans la nature des lixiviats non traités. Bien que le wali de Béjaïa ait pris l’engagement d’équiper ce CET d’une station de traitement des lixiviats et de traiter les odeurs nauséabondes qui s’y répandent par des produits appropriés, les habitants de Helil, après avoir gelé leur action de protestation, sont revenus à la charge en radicalisant leur mouvement. Par ailleurs, nous apprenons de même source que le wali de Béjaïa, qui a reçu une délégation de ces habitants, a nié catégoriquement sa volonté de recourir à la force publique pour déloger le campement installé à l’entrée du CET. «Des élus de l’APC d’Oued Ghir ont circulé une information indiquant que la wali de Béjaïa compte mobiliser la force publique pour lever le blocus sur ce CET. C’est archi faux ! Le wali nous a rassurés qu’il privilégie plutôt la voie du dialogue», a-t-on appris de Brahim Taherbilt. Hier, des élus de l’APC d’Oued Ghir ont été même «chassés» du campement des habitants de Helil, a-t-on appris de sources concordantes. «Des gens essaient de récupérer ce mouvement à des fins politiciennes en prévision des élections prochaines», a-t-on déploré. La fermeture de ce CET intercommunal représente un véritable casse-tête aux autorités locales. Une source digne de foi nous a appris que la réouverture «momentanée» de la décharge de Boulimat, fermée en août 2015, n’est pas à écarter pour recevoir les tonnes de déchets et ordures ménagers collectés quotidiennement dans la commune de Béjaïa.
Boualem Slimani
