Le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) organise, en collaboration avec le Laboratoire de l’aménagement et de l’enseignement de la langue amazighe (LAELA) et à l’occasion de la célébration du 36ème anniversaire du Printemps amazigh, un colloque international sous le thème « Belaid Aït Ali (1909-1950) Un auteur et une œuvre à (re) lire », aujourd’hui et demain au niveau de la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
En effet, les travaux de ce colloque international de deux jours qui s’articulera autour de l’œuvre et du parcours littéraire de cet auteur hors du commun que fut Belaid Aït Ali fait partie du riche programme de la célébration du 36ème anniversaire du Printemps amazigh, initiée par le HCA, s’ouvriront aujourd’hui avec au programme dix communications d’universitaires d’ici et d’ailleurs. Au menu de la première séance de la matinée, des conférences sur les contextes, contenus et manuscrits de cet auteur d’expression kabyle d’exception. Les deux premiers universitaires qui ouvriront le bal sont Amar Nabti et Karima Nabti, avec une communication sur «Les écoles au début de la colonisation». Elle sera suivie de celle de Mustapha El Adak, intitulée «Les expressions idiomatiques dans l’œuvre de Belaid Ait Ali : une vision du monde codée dans la langue». Karima Salhi présentera une communication intitulée «Une lecture anthropologique de Lwali n udrar» et Mohand Ibrahim proposera «Les inédits de Belaid». La deuxième séance de ce colloque s’articulera autour de l’énonciation, l’autobiographie et la narration. La première communication sera présentée par Daniela Merolla, intitulée «L’interface de l’oralité et de l’écriture dans les récits de Belaid Aït Ali entre autobiographie et ethnographie». Farida Hacid interviendra sur «les données autobiographiques dans l’œuvre de Belaid Aït Ali», puis Fadila Achili présentera une communication titrée «Interférences des voix et des figures dans l’œuvre de Bélaid Aït Ali». Rachida Fitas et Kahina Flici présenteront une conférence intitulée «Quelques implications d’une démarche narratologique dans le récit «Lwali n udrar», de Belaid Ait Ali. La dernière communication de cette série sera animée par Tassadit Yahiaoui sur «Digression et subjectivité dans les écrits de Bélaid Aït Ali». Les communications de la troisième séance seront axées sur les écrits de Belaid Aït Ali, comme corpus et Patrice Pognan. Mohand Akli Salhi sera le premier à intervenir avec une communication intitulée «Du texte Lwali n udrar à la préparation des données exploitables en linguistique et en littérature». Nora Tigziri présentera «Une analyse textuelle à l’aide du concordancier ANTONC d’une œuvre de Belaid Ait Ali». La dernière communication de la journée sera animée par Ramdane Boukherrouf autour de «La place du référent évolutif dans l’identité narrative. Cas de Lwali n udrar». Au programme de cette rencontre scientifique de haut niveau également deux ateliers : le premier sur les «Techniques d’écriture de nouvelles et de romans» qui sera encadré par Said Chemakh, maître de conférences à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Le deuxième atelier sera quant à lui encadré par Boudjemaa Aziri, docteur en traductologie (DER/HCA) et sera consacré à la «Traduction de et vers Tamazight». Belaid Aït Ali, de son vrai nom Belaid Izarar, est un auteur d’expression amazighe. Né le 25 novembre 1909 à Azrou Khella à Bouira, il est considéré comme étant l’auteur du premier roman en langue amazighe «Lwali n udrar». Tout en reprenant des genres et des textes de l’oralité traditionnelle, Belaid Aït Ali les retravaillera pour y injecter une tendance à la modernité littéraire. Il décédera à l’âge de 41 ans dans la wilaya de Mascara.
Taous C

