Le CLA prévoit des actions de solidarité avec les contractuels

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Face à la situation d’impasse tendue entre le ministère de l’Éducation et les enseignants contractuels, le conseil des lycées d’Algérie (CLA) a décidé de ne pas participer à l’organisation du concours de recrutement qui se déroulera le 30 du mois en cours, dans le cas où aucune solution n’est envisagée. Le CLA maintient toujours sa position quant à mener d’autres actions concertées avec les syndicats solidaires avec les enseignants contractuels et vacataires. Ce syndicat a fait savoir que le refus de la ministre de tutelle de recourir à la médiation pour aboutir à une solution honorable a plongé encore plus profondément le secteur de dans une crise qui portera préjudice aux élèves. Selon le CLA, «les deux adversaires doivent assumer leur responsabilité». De ce fait, le CLA a tiré la sonnette d’alarme à l’attention de l’opinion publique et des décideurs dans le secteur de l’éducation, à ne pas «tourner le dos» aux contractuels et ne pas laisser l’imprévisible se produire. «L’entêtement et la détermination de ces travailleurs de l’éducation lésés à aller jusqu’au bout de leur revendication, remet en scelle les enjeux occultés par la tutelle qui sont : la précarisation et la dévalorisation du métier d’enseignant», selon la même source. «Le grand mouvement de contestation conduit par les enseignants contractuels et vacataires, depuis plus de quatre semaines, affiche une volonté de fer pour arracher leur droit légitime qui est l’intégration sur leur poste de travail ou la régularisation de leur situation, en transférant leurs postes de contractuels en postes permanents», a encore indiqué ce syndicat. La tutelle a justifié son refus catégorique de cette revendication par la réglementation en vigueur qui régit les recrutements dans la Fonction publique. Une position soutenue aussi par le gouvernement, certains syndicats et quelques associations des parents d’élèves. Sur ce dernier point, le CLA a affirmé que les lois régissant les recrutements dans la Fonction publique prévoient trois formules, à savoir : le recrutement sur concours, le recrutement sur titre et le recrutement par voie d’examen externe ou interne. Ce syndicat s’est interrogé sur la raison pour laquelle la ministre n’a pas opté pour ces deux dernières formules qui auraient, selon lui, permis la régularisation de tous les enseignants contractuels. En ce qui concerne la surpolitisation du mouvement des contractuels et des vacataires, le CLA estime qu’ «il est impératif d’arrêter cette attitude de suspicion envers les mouvements de protestation par l’usage de la langue de bois, qui parle d’une récupération mal saine du mouvement et de sa déviation vers des objectifs inavoués». Il a, à cet effet, appelé les pouvoirs publics à appliquer la réglementation qui gère les conflits de travail, à savoir «la négociation, la médiation et l’arbitrage au lieu de recourir à la répression ou à la manipulation». Le CLA, pour sa part, décline toute responsabilité de toutes les perturbations que connaitra le secteur de l’éducation nationale, devant le gouvernement et la présidence de la République.

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