Le conseil de wilaya du syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN) de Tizi-Ouzou s’est réuni hier, à la salle de réunion des œuvres sociales de l’éducation sous la présidence de M. Hallou Mohamed Arezki, en présence de M. Adrar Abdellah, membre du bureau national entre autres. Pas moins de 19 daïras ont été représentées à cette rencontre. Le président du bureau de wilaya abordant le sujet de la discipline interne au syndicat fera remarquer qu’une régression a été enregistrée en ce sens ou les actions initiées ne mobilisent pas grand monde sur le terrain. M. Taguemount Brahim incite pour sa part les corps communs «à plus de vigilance et de rigueur dans leur travaux car les éléments des corps communs : «du concierge au balayeur en passant par les cuisiniers sont indispensables dans le fonctionnement de l’établissement», dira t-il. M. Adrar Abdellah, membre du bureau national a pointé un doigt accusateur sur l’UGTA qui «a gagné du temps en nous promettant des merveilles qu’elle arracherait au bénéfice des corps communs. Les résultats sont négatifs et c’est pourquoi nous avons senti la nécessité de créer notre propre syndicat autonome». Et d’ajouter : «Ce n’est pas aujourd’hui que nous allons baisser les bras. Le combat est long et les droits ne se donnent pas, ils s’arrachent!» L’autre point abordé est celui des promotions des administrateurs qui touchent «uniquement deux catégories, à savoir les licenciés et les ingénieurs tout en écartant d’autres catégories des corps communs, c’est-à-dire la couche défavorisée de ce secteur». Le président du bureau de wilaya se veut tranchant : «nous insistons sur l’application du PV cosigné entre la direction de l’éducation et le SNCCOPEN, en date du 27/10/ 2014 et celui du 10/04/2016 pour lesquels aucune suite n’a été donnée !» Pour le 1er PV, il s’agit de «l’amélioration des conditions de travail des corps communs, du matériel, de la répartition des tenues de travail, des horaires et de l’égalité des travailleurs des corps communs». Le président du BW se désole par ailleurs des lenteurs de la direction de l’éducation de Tizi-Ouzou sur le dossier des corps communs négligés par le service des examens pour l’affichage des listes des admis aux concours. Le service paie est aussi montré du doigt du fait qu’il «tarde sur l’assainissement des situations financières des corps communs, notamment les rappels».
M. A. Tadjer
