Les travailleurs du secteur des communes ne comptent pas lâcher du lest. En effet, ils ont décidé de reconduire leur mouvement de grève à partir du mois prochain, au niveau national. Le torchon brule toujours entre le ministère de l’intérieur et des collectivités locales et les communaux qui se disent «déterminés à continuer leur chemin de protestation jusqu’à la prise en charge de leurs doléances». «Après les deux mouvements de grève de deux semaines, organisés au mois de décembre et janvier passés, la tutelle n’a donné aucune suite favorable à nos revendications. Nous avons, donc, décidé de reconduire notre débrayage à partir du mois de février prochain, pour se faire entendre», a affirmé, hier, Kamel Bahat, président de la fédération nationale du secteur des communes, affiliée au syndicat national autonome du personnels de l’administration publique (SNAPAP). L’interlocuteur a indiqué que son syndicat tiendra son conseil national, début février prochain, afin de déterminer la date du débrayage. Le même responsable a fait savoir, également, que le mouvement de grève de son organisation syndicale durera trois jours au lieu d’une semaine en raison «des intimidations exercées par l’administration à l’égard des grévistes, notamment les ponctions sur salaire», a-t-il martelé. Dans ce sillage, M. Bahat a dénoncé «les atteintes aux libertés syndicales enregistrées quotidiennement au niveau national et devant le silence et la complicité des pouvoirs publics», et la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs communaux face à la cherté de la vie. Les protestataires réclament la refonte du statut général de la fonction publique et des statuts particuliers de tous les corps des communes, ainsi que l’intégration des contractuels, et l’élargissement de la prime de souveraineté au secteur des communes. Cette entité syndicale a mis l’accent, sur «la précarité» de l’emploi qui s’installe de plus en plus dans les communes par le recours «abusif» au recrutement précaire dans le cadre du pré-emploi de jeunes.
Samira Saïdj
