Les enseignants contractuels reviennent à la charge

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En grève illimitée depuis lundi dernier, des dizaines d’enseignants contractuels de la wilaya de Bouira sont revenus, hier, à la charge, en organisant un rassemblement de protestation devant le siège de la direction de l’éducation, et ce, afin de réclamer leur intégration dans les postes qu’ils occupent depuis plusieurs années.

Les protestataires, dont la majorité sont des enseignantes, ont tenu à exprimer «leur entière solidarité avec les enseignants en sit-in permanant à Boudouaou, dans la wilaya de Boumerdès». Pour ces enseignants, la revendication, portant sur l’intégration qu’ils ont formulée depuis plusieurs années déjà est plus que légitime et demeure l’unique solution valable pour la fin de leur mouvement de protestation. «Les hautes autorités du pays doivent satisfaire notre revendication légitime.

Nous avons, presque, tout sacrifié pour assurer normalement notre mission, et ce, malgré les contraintes et les obstacles qu’on rencontre au quotidien. Du retard dans le payement de nos missions, à l’absence de couverture sociale adéquate. Certains de nos camarades n’ont pas été payés depuis l’année dernière !», nous dira Samia, une enseignante qu’on a rencontrée sur les lieux. Notre interlocutrice a affirmé également que beaucoup d’enseignants contractuels ont été retenus dans des listes d’attentes, lors des précédents concours de recrutements, et qui n’ont pas été confirmés dans leurs postes. «Beaucoup d’enseignants contractuels de la wilaya de Bouira ont été retenus dans les listes d’attentes des précédents concours de recrutements et des affectations nous ont été délivrées, mais à ce jour, nous n’occupons pas ces postes ! Aucune explication ne nous a été formulée à la DE et nous attendons toujours», nous fait savoir une enseignante.

Les protestataires affirment, par ailleurs, que la majorité écrasante des enseignants contractuels de la wilaya de Bouira ont rejoint, depuis plusieurs semaines, la protestation à Boudouaou, ceux qui n’ont pas pu le faire, sont en grève et n’ont pas rejoint leurs postes depuis lundi dernier. «Nos camarades sont toujours en sit-in à Boudouaou, dont certains sont en grève de la faim. Malheureusement et pour des considérations privées ou familiales, nous n’avons pas pu rejoindre la protestation, mais nous les soutenons à travers cette action de protestation», ajoute une autre enseignante protestataire.

Notre interlocutrice assure qu’ils refusent de participer au concours de recrutement des enseignants de 2016, car ils s’estiment prioritaires pour occuper les 28 000 postes de ce concours, car «nous avons tous de nombreuses années d’expérience dans l’enseignement», ont-ils ajouté. Interrogés à propos de probables sanctions appliquées par la tutelle, les protestataires ont assuré qu’aucune sanction n’a été appliquée sur les enseignants grévistes et qu’ils occupent toujours leurs postes, «contrairement à d’autres wilayas où les grévistes ont été licenciés et remplacés par de nouveaux enseignants», ont-ils affirmé.

O. K.

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