Division national amateur Samy Boussekine, entraîneur de l’USO Amizour – «On aurait pu jouer le titre»

Samy Boussekine, le driver de l’US Oued Amizour, estime dans cet entretien qu’il nous a accordé, que son équipe aurait pu jouer les premiers et même le titre, car à ses yeux elle en avait les moyens, n’était-ce le problème financier.

La Dépêche de Kabylie : C’est une victoire importante que vous avez réalisée contre la JSM Cheraga, non ?

Samy Boussekine : La victoire était impérative pour nous, car notre situation au classement était inconfortable et risquait de se compliquer en cas d’échec. Alors, pour ne pas se compliquer la vie il fallait gagner ce match, nous n’avions pas d’autres choix. Dieu merci, nous avons réussi à l’emporter et nous ne sommes qu’à un point du maintien. Certes, cela n’as été facile face à une équipe qui se trouvait dans la même situation que nous, mais mes joueurs ont fait un très bon match, à la clé deux jolis buts.

Il y a quelques mois, vous jouiez pour une place sur le podium, et là vous vous retrouvez à jouez le maintien. C’est un peu paradoxal, n’est ce pas ?

Nous avons vécu une saison difficile. Nous pouvions très facilement jouer le titre, mais il n’y eut pas d’accompagnement financier. Si nous sommes là c’est par miracle, et c’est grâce à la volonté des joueurs. Nous nous sommes battus avec des moyens tres limités comparativement aux autres clubs qui ont des budgets faramineux, dont certains sont moins bien classés que nous. Nous avons un groupe formidable qui s’entraîne régulièrement et qui ne rechigne pas sur les efforts. Figurez vous que nos joueurs n’ont pas été payés depuis cinq mois, en plus des huit primes de matchs qu’ils n’ont pas reçues. Mais malgré ça, ils se sont battus sur le terrain comme des guerriers. Le championnat s’est joué lors de la phase aller.

Mais dans la phase retour votre équipe a perdu beaucoup de points…

C’est pour cela que j’ai dit que le championnat s’est joué lors de sa première partie. Je voudrais dénoncer les magouilles et la corruption qui s’est institutionnalisée dans cette division et je vous demande de l’écrire SVP. Et tout ça moi je ne l’accepterai jamais. Les autorités chargées de la gestion de notre sport roi sont interpellées pour mettre fin à ces magouilles. Nous avons été lésés à chacune de nos sorties. Vous travaillez toute une semaine et en fin de compte votre travail s’envole. On vous prive d’un point ou d’une victoire méritée comme ça, au vu et su de tout le monde. Partout où nous sommes passés, tout le monde a reconnu les qualités de notre groupe. D’ailleurs comme l’avez constaté nous ne perdions à chaque fois que par un but. Nous avons la plus jeune équipe de ce groupe et la meilleure défense, avec seulement 19 buts encaissés, et le leader en a encaissé 22. En tous les cas, nous avons toujours respecté l’éthique et là nous avons la conscience tranquille.

Vous êtes à un tout petit point du maintien…

Mathématiquement, il nous reste un point pour assurer définitivement notre maintien sans tenir compte des résultats des autres rencontres. Nous disposons d’un calendrier favorable, puisque nous irons samedi à M’Sila, puis nous recevrons Khemis El Khechna lors de la dernière journée.

Justement, comment voyez-vous le prochain match face à M’Sila ?

Ce sera une rencontre difficile, aussi bien pour nous que pour eux. Nous devrons faire preuve de beaucoup de concentration et de combativité sur le terrain. Les joueurs doivent répondre présents sur tous les plans pour revenir avec un résultat positif.

Un dernier mot ?

Je sais que nos derniers résultats n’ont pas été du goût des supporters, ce qui est parfaitement compréhensif. Mais ils doivent savoir que notre équipe est très jeune et que les joueurs ne sont pas payés depuis cinq mois. Et le nerf de la guère c’est l’argent. Il y a aussi d’autres facteurs extra sportifs qui ont été en notre défaveur. Nos joueurs sont de bonnes personnes, car sous d’autres cieux, si le joueur n’est pas payé à temps il déserte l’équipe.

Entretien réalisé pat Samy . H