Comme de nombreuses communes de la wilaya, celle-ci a déjà lancé les consultations pour l’achat des denrées alimentaires qui composeront les couffins de Ramadhan destinés aux familles nécessiteuses et démunies. «En dépit des restrictions budgétaires, nous avons quand même retenu une enveloppe financière en vue d’accompagner cette catégorie de familles durant ce mois sacré», nous confiera M. Slimane Ouali, maire de cette municipalité. Pour notre interlocuteur, n’était cette fermeture de l’APC durant déjà trois jours, l’opération aurait mieux avancé. «C’est une cagnotte commune avec celle de la direction sociale», nous dira-t-il. Interrogé sur le nombre de familles qui vont bénéficier de cette solidarité il nous répondra que 736 familles ont été recensées. «C’est un travail fait en concertation avec les comités de villages et de quartiers. Quant au choix des bénéficiaires, les critères sont définis par la DAS», nous expliquera-t-il. Concernant les produits, ce sont pratiquement les mêmes que ceux des années précédentes. Il y aura de la semoule, de l’huile de table, du concentré de tomate, des pâtes alimentaires, du café du sucre et du lait en poudre. «Nous essaierons de clôturer l’opération avant le premier jour du mois de carême», soulignera notre interlocuteur. Celui-ci nous informera que le montant d’un couffin tourne autour de 4 000 dinars. «Nous essaierons de satisfaire toutes les familles qui sont dans le besoin selon les moyens dont nous disposons», conclura le premier responsable de l’APC. D’autre part, les autorités souhaitent que les bienfaiteurs se manifestent à l’occasion de ce mois de piété pour venir en aide aux familles pauvres. En tout cas, la solidarité n’est pas un vain mot notamment durant ce mois sacré et indubitablement des âmes charitables, même si elles ne le font pas publiquement, ne rateront pas cette occasion pour accompagner le geste des pouvoirs publics. Si on prenait ce nombre de familles déjà inscrites, on pourrait dire déjà que c’est presque le même que celui de l’an dernier. C’est dire que l’austérité n’a pas touché cette catégorie de familles.
Amar Ouramdane
