Le siège de la daïra d’Iferhounène a repris le travail après avoir été fermé durant les journées de mardi et mercredi derniers par les villageois de Tifilkout, commune d’Illiltène.
Les villageois protestataires dénonçaient le laxisme des autorités locales quant au règlement du litige les opposant à leurs voisins d’Azrou, à cause d’un problème d’eau. «C’est afin d’éviter que le scénario de l’année passée ne se reproduise que nous avions initié cette action. Nos deux villages avaient en effet frôlé un drame, si ce n’était la sagesse et la vigilance des villageois de notre commune. Par cette action, nous voulions alerter l’opinion publique, mais aussi mettre les autorités locales devant leurs responsabilités, notamment le chef de daïra quant à une éventuelle récidive de ce conflit …», nous a déclaré un membre du comité du village que nous avons rencontré devant le portail de la sous-préfecture. Mercredi dernier donc, des représentants du comité du village de Tifilkout ont été reçus, au siège de la daïra, par une délégation de wilaya, composée d’un attaché du cabinet du wali de Tizi-Ouzou, du représentant de la direction des ressources hydriques de la wilaya, en présence des maires des communes d’Illiltène et d’Iferhounène, MM. Azzoug Ouramdane et Ait Said Hamid, ainsi que le chef de daïra bien sûr et son secrétaire général. Après un débat serein et fructueux qui a duré plus de 4 heures, des explications ont été données par la délégation de wilaya concernant le procédé à mettre en place quant au règlement définitif du dit litige. Les deux parties ont convenues d’appliquer les résolutions contenues dans le premier procès verbal du 03/09/2015 qui stipule «la réparation de la conduite endommagée ainsi que la répartition équitable du débit d’eau». Et c’est après cette rencontre que les villageois protestataires ont libéré l’entrée du siège de la daïra et que les employés ont pu reprendre le service le même jour à 15 heures. Nous avons abordé M. A Md Larbi, président du comité du village de Tifilkout, qui nous a déclaré : «Si cette fois-ci les autorités ne respectent pas leurs engagements, nous n’hésiterons pas à engager d’autres actions plus musclées comme organiser un sit-in devant le siège de la wilaya».
Madjid Aberdache

