C’est Monsieur Nezla Belkacem, en sa qualité de président du comité du village Mahbouba, qui est venu en personne, tôt hier matin, pour enlever les chaînes qui maintenaient fermée la barrière du siège de la mairie de la commune de Timizart, dans la daïra d’Ouaguenoun. Par cette action, qu’il veut symbolique, il met fin à une fermeture de plus de neuf jours du siège de l’APC. Assurément, cette décision de geler l’action de contestation de la part des habitants du village socialiste agricole, va soulager toute une population qui se demandait à juste titre jusqu’à quand va durer ce bras de fer entre les contestataires et l’administration locale ? Ce sont les deux réunions tenues mercredi et jeudi passés qui ont fini par débloquer temporairement la situation et qui ont amené à cette décision ô combien salutaire pour, à la fois, les contestataires, les citoyens de la commune de Timizart et les autorités locales. Monsieur Nezla Belkcem que nous avons contacté pour plus d’informations, nous apprendra que la réunion du mercredi qui a regroupé le chef de daïra, le P/APC et ses deux adjoints ainsi que les directeurs de la wilaya, a débouché sur une demi-solution, à savoir la réfection du centre de soin de Mahbouba, le réfection du stade par les services de la DJS et le bitumage de la route principale. «C’est pour cette raison que nous avons maintenu la fermeture de la mairie pour la journée du jeudi, car pour nous, citoyens de Mahbouba, le centre de soin et le stade sont loin d’être une priorité ni une urgence», expliquera-t-il. De fait, c’est lors de la réunion du jeudi qui a regroupé les représentants du wali, Monsieur Kamal Ouguemat, vice-président à l’APW, le P/APC de Timizart, Monsieur Tacouchine Mohand, et ses deux adjoints Kamal Hamama et Iguerenaissi Said, et les membres du comité du village Mahbouba, qu’un compromis fut enfin trouvé. En effet, suite à cette réunion et toujours selon Monsieur Nezla Belkacem, les directeurs de la wilaya seront à Alger pour allouer un budget spécial à l’opération de revêtement des routes du village. «Nous sommes sortis avec la promesse ferme que nos doléances seront prises en charge d’ici le début du mois de juin», nous dira-t-il avant d’ajouter : «Nous avons développé pour nos interlocuteurs nos besoins et nos priorités, qui sont avant tout le bitumage de la route principale du village ainsi que des routes adjacentes qui sont dans un état de dégradation total, et le renouvellement de la conduite d’eau reliant le château d’eau principal de la commune à celui qui alimente le village ainsi qu’une construction d’un nouveau château d’eau pour notre village. Cette exigence est due au fait que l’ancien château, d’une capacité de 75 000 m3, nécessitant plus de 40 heures pour son remplissage et servant les villages Ikhoucha, Alma n Yemnayen, une partie du village de Nezla ainsi que le nôtre (donc en tout cinq vannes), est insuffisant pour autant d’habitants. L’autre urgence pour nous est le déplacement du transformateur de la propriété privée d’un de nos citoyens vers un lieu public». Donc, c’est suite à ces discussions ardues et sans concession que, finalement, les parties présentes sont tombées d’accords de s’accorder un temps pour mettre en place le dispositif devant solutionner ces problèmes soulevés par les habitants de Mahbouba. «Nous nous sommes convenus de la date du premier juin pour avoir une réponse officielle sur ce qui peut être fait pour nous et notre village. D’ici-là et suite à l’assemblée générale que nous avons tenue avec les habitants de notre village, nous avons donc décidé de geler notre action, et ce, jusqu’à la date du 2 juin. Passée cette date, si rien de concret n’est fait, nous nous réservons donc le droit de donner suite à notre action», ajoutera Monsieur Nezla Belkacem, visiblement soulagé qu’un embryon de solution commence à prendre forme, suite à cette semaine si mouvementée.
A. S. Amazigh
