Après le passage de la conduite principale de gaz naturel sur les abords du chemin communal allant de Tamda Ali au village de Tafoughalt sur une distance d’environ trois mille mètres linéaires, cet axe routier s’est retrouvé dans un état piteux. Après les dernières pluies, son état s’est aggravé à tel point que si deux véhicules se croisaient, l’un devra s’arrêter pour laisser le passage à l’autre. Pratiquement tous les accotements ont disparu et même les fossés bétonnés réalisés récemment ne sont plus fonctionnels parce qu’ils sont obstrués par divers détritus et une multitude de gravats charriés par les eaux pluviales. » Comme ce chemin est parsemé de nombreux virages dangereux, il n’est plus aisé d’y rouler. Des dangers sont imminents à chaque fois qu’on aborde un virage. N’oublions pas aussi qu’en contrebas, il n’y a que des ravins », signalera un transporteur de voyageurs par fourgon. Aussi, les automobilistes interpellent les responsables concernés à diligenter une équipe de travailleurs qui devront nettoyer les accotements et réfectionner les parties dégradées. » En prévision de la saison estivale, il faudra le confier à une équipe de Blanche-Algérie, sinon le risque d’incendie n’est pas à écarter », soulignera le même intervenant. Devant tous ces dangers, certains usagers de cette route préfèrent emprunter la piste montant par Tazrout, fort heureusement, revêtue en tri-couches. » C’est une piste praticable. Mais, quand on veut aller au centre du village à la placette d’Ikharvène, le parcours devient un peu plus long. Il faudra, donc, faire plus de trois kilomètres de plus. Et puis, c’est une piste raide et difficile lorsque le fourgon est chargé. Elle est simple pour les véhicules légers et non chargés », précisera le même transporteur. Du côté des responsables locaux, la réfection de ce chemin est dans leur ligne de mire. » Les travaux ne sont pas encore terminés. On n’y peut rien engager pour le moment. Toutefois, nous essaierons de réparer les pans les plus endommagés en attendant sa restauration totale », nous confiera une source proche de l’APC. Par ailleurs, il faudra aussi signaler que la route reliant ce village à Tizi-Gheniff par El Hammam et Ath Itchir est entièrement dégradée. » C’est un chemin qui devrait être classé comme chemin de wilaya parce qu’il relie la wilaya de Tizi-Ouzou à celle de Boumerdès », constatera de son côté un membre du comité de village.
Amar Ouramdane
