Iferhounène Il souffre de plusieurs manques – Ibelkissène, un village oublié

Le village Ibelkissène est situé aux tréfonds du CC n° 6, à proximité d’une rivière. Il est à environ 07 Km de la commune d’Iferhounène.

Il est limité à l’Est par le village Aït El Bachir dans la commune d’Imsouhal, et à l’Ouest par le village Ougourès, commune d’Aït Yahia. Aujourd’hui, ce hameau enclavé fait face à de nombreux problèmes, comme par exemple celui de l’aménagement de la piste menant vers la localité d’Aït Yahia via le village Agourès, une piste ouverte il y a de cela plus de trois ans. Cependant, «cette dernière sera un véritable relais mais également un raccourci pour nous les habitants d’Iferhounène, mais aussi pour les usagers d’Aït Yahia, Aïn El-Hammam et Imsouhal, qui voudraient se rendre d’une destination à une autre, notamment en période hivernale pour rejoindre Azazga, en transitant par le tronçon Ibelkissène-Aït El Bachir, un chemin récemment bitumé. Mais malheureusement, le tronçon Agourès-Ibelkissène demeure toujours impraticable», nous dira Si Amirouche, président du comité dudit village. Par ailleurs, ajoutera ce dernier, «nous attendions depuis plus de trois années l’extension du réseau d’électrification, mais jusqu’au jour d’aujourd’hui, rien n’est venu, pourtant l’étude a été faite par la DME (Direction des mines et de l’énergie) qui a compté 24 poteaux électriques à partir du réseau d’électrification de la ligne générale venant de la commune d’Aït Yahia. Comme nous attendions également depuis belle lurette, l’encadrement de notre piste par la pose de murs en gabions, afin d’empêcher la fermeture de cette dernière qui est périodiquement menacée par des glissements de terrains». D’autres parts, Si Amirouche nous signalera, entres autres, le manque d’équipements pour le foyer de jeunes de son village et le recrutement d’un employé dans le cadre de l’un des dispositifs de l’emploi de jeunes, comme ANSEJ, ANJEM ou CNAC pour la gestion de ce foyer. Dans un autre regsitre, le village souffre du problème de l’alimentation en eau potable (AEP), dont les habitants subissent chaque été un véritable parcours de combattant en se rendant dans d’autres localités pour s’approvisionner parfois, en attendant des heures durant dans des chaînes qui se forment quotidiennement devant les fontaines ou les sources, mentionnera-t-il en évoquant, en outre, la remise en état des lieux traversés par le gaz de ville. Pour conclure, le chef du village lance un appel aux autorités concernées, à savoir les responsables locaux ainsi que les directions de wilaya dont relèvent les projets dument signalés, mais qui attendent à être concrétiser sur le terrain, à se retourner vers eux afin de satisfaire leurs doléances au lieu d’en faire d’Ibelkissène un village oublié dont les villageois souffraient le martyr depuis déjà longtemps.

Madjid Aberdache