En collaboration avec la direction de la maison de jeunes d’Iferhounène, le comité du village Aït Ouatas relevant de la commune d’Imsouhal, à 70 km du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, a organisé dans l’après-midi de vendredi dernier, une conférence-débat ayant pour thème : «Préparation des candidats aux différents examens de fin d’année», à savoir les examens de 5ème, BEM et BAC. La conférence a été animée par les psychologues, Sahnoune Dehbia et Nait Abdelaziz Achour de l’EPSP, lesquels ont abordé un à un, les difficultés que rencontrent les candidats avant, pendant et après l’examen, en prodiguant des conseils et des consignes à suivre durant chacune des trois étapes énumérées précédemment, étant donnée que la scolarité est un processus très long qui ne se résume pas à une année scolaire, d’où il est demandé à chaque élève qui veut réussir de faire des efforts continuels. Ils (les conférenciers) ont, également, dans un premier temps, sensibilisé et encouragé les candidats en conseillant à chacun de faire son auto encouragement en se disant que «X Tu dois avoir confiance en toi. Tu ne dois pas te décourager. Tu as des capacités pour décrocher ce sésame, etc. ». Cependant, le jour de l’examen, il est conseillé de se lever une demi heure avant, prendre un petit déjeuner consistant mais pas lourd, comme par exemple boire du lait et du jus de fruits afin d’avoir l’énergie nécessaire pour aborder la journée, éviter les révisions de dernière minute pour ne pas s’entremêler les écheveaux et arriver au centre d’examen une demi heure à l’avance. Le candidat, après s’être installé à sa place, doit se relaxer en expirant et en inspirant profondément afin d’extraire la peur de son ventre et d’évacuer le trac et le stress de sa tête. Une fois le sujet entre les mains, il le lira au moins trois fois pour mieux le comprendre avant de passer à la réponse, tout en utilisant la feuille de brouillon et en prenant tout le temps qu’il faut pour répondre et réviser sa copie, quitte à attendre la sonnerie de fin de séance, etc. Par ailleurs, les conférenciers ont dû répondre à certaines questions qui leur ont été posées par certains parents, notamment la gestion d’un échec. À ce sujet, les psychologues ont expliqué aux élèves et à leurs parents que «l’échec n’est pas une fin en soi. Si l’élève n’a pas réussi cette année, il réussira l’année prochaine. Quant aux parents, ils ne doivent pas gronder leurs progénitures, au contraire, il faudrait les encourager afin de mieux repartir». Cependant, concernant une question posée par un parent, quant à un parent qui a à gérer une admission et un échec, les conférenciers leur ont notifié «d’associer l’enfant qui a échoué à son frère qui a réussi, tout en incitant ce dernier à être complice avec lui afin de partager la même joie, mais sans omettre de l’encourager à réussir prochainement». Par ailleurs, les psychologues ont insisté sur la surveillance des enfants dès leur jeune âge par les parents, notamment après un échec, afin que le petit se sente utile. «Dès qu’un adolescent commence à s’isoler de la société il faudra l’emmener chez un psychologue pour l’examiner, car l’isolement est l’un des premiers signes d’une dépression, et ce, dans le but d’éviter une fugue ou un éventuel suicide», ont-ils notifié. Pour conclure, les conférenciers ont effleuré vaguement certains sujets ayant trait aux fléaux sociaux même si ces derniers n’étaient pas inscrits à l’ordre du jour et ont promis à l’assistance de leur consacrer une séance prochainement.
Madjid Aberdache
