L’entreprise chargée des travaux d’alimentation en gaz indexée

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C’est à croire que les entreprises privées, bénéficiaires de marchés étatiques, ne sont liées par aucun contrat avec l’administration. Elles semblent agir selon leur bon vouloir, sans se soucier des milliers de citoyens qui attendent la fin des travaux, destinés à améliorer leur cadre de vie. S’ils usent de tous les subterfuges pour obtenir des marchés, souvent, ils ne se pressent pas pour les achever. Il en est ainsi de l’entreprise chargée d’alimenter en gaz naturel le village de Tillilit, à trois kilomètres au sud du chef-lieu d’Aïn El-Hammam, fort décriée par la population. Elle donne l’impression d’agir comme bon lui semble, ignorant les injonctions de responsables, de rangs aussi élevés que celui du secrétaire général de la wilaya de Tizi-Ouzou. Las des promesses jamais tenues, les villageois qui étaient reçus en audience par le wali, le 09 avril dernier, lui ont exposé leurs problèmes dont celui lié à l’alimentation de leurs foyers en gaz naturel, qui leur semblait très important. Le lendemain, une délégation dépêchée par le premier responsable s’était déplacée à la daïra de Michelet pour s’enquérir sur place des tenants et aboutissants de cette affaire. Interpellé par le secrétaire général de la wilaya, l’entrepreneur avait promis de «mettre en service le gaz dans le village de Tillilit, dans vingt jours». Une promesse applaudie par les présents qui pensaient que la question était résolue. Nous étions le dix du mois d’avril passé. Or, quarante jours plus tard, force est de croire que la promesse ne fut qu’un subterfuge de la part des représentants de l’entreprise pour «calmer les esprits» qui commençaient à s’échauffer. Les années passent, les hivers aussi, avec le vain espoir que le prochain sera celui qui verra la flamme bleue jaillir des réchauds à gaz naturel. Le projet de ranger la bonbonne de butane et la tronçonneuse électrique qui a fini par clairsemer les forêts pour en extraire du bois de chauffage, s’amenuise de jour en jour. Les habitants se demandent si des pénalités de retard, tel que stipulé par le cahier des charges, sont appliquées aux entreprises qui accumulent des retards et qui n’hésiteront pas à demander des rallonges budgétaires si les coûts des matériaux venaient à augmenter. «Nous nous sommes adressés à toutes les instances au niveau de la wilaya pour une question qui ne devrait pas dépasser le cadre de la commune. Il serait indécent de faire intervenir le chef du gouvernement pour une telle banalité», nous dit un citoyen.

A.O.T.

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