Le stress hydrique au quotidien

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Les habitants de la commune de Chemini souffrent le martyre du faible débit De l’eau potable qui leur parvient ces derniers temps. Un état de fait qui courrouce cette population réduite à la portion congrue, n’ayant d’autres choix que de recourir à l’achat de citernes d’eau. D’autres habitants déclarent qu’ils n’ont pas été alimentés en eau depuis une semaine, ce qui, pour eux, est une longue période de privation et de pénurie. Les raisons de ce problème sont inconnues. Devant cette situation, les résidents ont sollicité les autorités compétentes à prendre en charge leur doléance. Les pénuries en eau auront-elles droit de cité ? La saison estivale avance à grands pas, en sus, le spectre de la soif aussi. L’alimentation en eau potable qui est devenue de plus en plus régulière ces dernières années pour pratiquement toutes les régions, a imposé au gouvernement un nouveau défi à relever, à savoir atteindre l’alimentation des foyers en eau potable H24. Ce rêve tant caressé par des milliers de villageois n’est pas à l’ordre du jour, d’autant plus que le stress hydrique hante les esprits. Si dans d’autres contrées, ce problème épineux est résolu depuis belle lurette, la commune de Chemini continue à patauger dans la marnière sans vraiment solutionner cette crise qui n’a que trop duré. «Avec le poids des dépenses qui pèse comme une chape de plomb sur notre budget, nous ne pouvons payer le prix d’une citerne d’eau de 2 000 litres qui s’est envolé à 1 500 dinars ces derniers mois», nous dira Dda Ahmed, retraité de la fonction publique. Et d’ajouter : «L’eau potable est devenue une quête de Graal dans notre pauvre localité qui n’a pas encore trouvé la panacée au stress hydrique». Sachant que la part moyenne d’une personne en eau potable est de 180 litres/j, l’habitant de Chemini est loin derrière cette ration qui fait grincer les dents. Le raccordement des villages tant attendu au barrage hydraulique de Tichy Haf tarde à voir le jour, réduisant ainsi des milliers de foyers à une disette sans précédent.

Bachir Djaider

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