Coupures d’élecricité interminables

A peine l’hiver installé, les habitants de plusieurs quartiers commencent à être dérangés par ces innombrables coupures d’électricité. En effet, durant le mois de janvier, il ne s’est pas passé une semaine sans que la ville et les villages environnants ne soient plongés dans le noir. Craignant ces sempiternelles pannes, les citoyens s’approvisionnent en bougies. Les commerçants ne cessent de vivre ce calvaire au quotidien si bien que leur activité se trouve compromise. « Sans le courant électrique, rien ne peut se faire. Ni fax ni photocopies. Il nous arrive parfois d’ouvrir nos kiosques durant toute la journée, pour rien », se plaint un gérant de KMS. La grogne des internautes l’est encore plus. « On n’a rien à faire. On vient surfer sur le réseau. D’un seul coup, tout est éteint : pas d’électricité. C’est vraiment agassant », se lamente un jeune homme accosté devant un cybercafé. A l’approche des compositions trimestrielles, les parents craignent pour leurs enfants qui ne peuvent pas se préparer dans de bonnes conditions. Dans certains quartiers, ce problème est devenu fréquent. Selon des sources différentes, il s’agirait de la saturation du réseau en raison de l’utilisation dans les foyers des chauffages électriques consommant et demandant beaucoup d’énergie. D’autres préférent parler du délestage. « C’est le premier hiver où ces coupures sont devenues presque quotidiennes. Je ne pense pas qu’il s’agisse seulement de saturation. L’hypothèse du délestage est possible. Sinon comment expliquer que, parfois, entre dix-neuf heures et vingt deux heures, il n’y ait plus d’électricité, surtout quand il n’y a ni vent ni mauvais temps », tel est l’avis d’un cafetier du centre-ville. En tout cas, entre ce que pensent certains et ce qui se passe, il existerait une part de vérité. Par ailleurs, selon une source qui a gardé l’anonymat, « cette situation est sur le point d’être réglée, car une station électrique serait mise en service avant la fin du mois de février ». Si cette situation anormale est subie par la population de Draâ El Mizan, il est à signaler que du côté de Aïn Zaouia, une localité voisine, elle est devenue sempiternelle. En attendant que tout rentre dans l’ordre, les abonnés doivent prendre leur mal en patience. « En plus de ces coupures interminables, nous devons attendre la réparation du gazoduc saboté avant-hier », a signalé un boulanger de la ville.

Amar Ouramdane