Bouira Un tremblement de terre, localisé dans la wilaya de Médéa, a été fortement ressenti – Scènes de panique à l’ouest de la wilaya

La terre a encore tremblé, hier, dans la wilaya de Médéa, secouée par un séisme de magnitu de 5,3 sur l'échelle de Richter, selon un bulletin spécial publié sur le site internet du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG).

Selon le même bulletin, l’épicentre du tremblement de terre a été localisé à quelques 10 kilomètres au Nord-est de la commune de Mihoub, à l’extrême Est de la wilaya de Médéa. Le tremblement de terre a été fortement ressenti dans la wilaya de Bouira, particulièrement dans les communes de l’ouest et du Nord-ouest, à l’image de Lakhdaria, Aïn-Bessem et Bir Ghbalou, El-Khabouzia jusqu’au chef-lieu de la wilaya. En effet, il était exactement 1h du matin quand le grondement de la terre a retenti en l’espace de quelques secondes seulement et qui a provoqué la panique parmi des populations d’Aïn-Bessem, Bir Ghbalou, Lakhdaria, Souk El-Khmiss, El-Khabouzia et même de Bouira ville. Des centaines de citoyens ont quitté précipitamment leur domicile pour se rassembler sur les terrains vagues et les aires de jeux. Aussitôt l’émotion passée, ces derniers sont retournés dans leurs habitations tout en restant éveillés, craignant les répliques qui surviennent après chaque séisme. Au moins quatre fortes répliques ont suivi la première secousse, selon le CRAAG. Des répliques enregistrées entre 1 h et 6 h de la matinée et dont la magnitude varie entre 3,4 à 4,4 sur l’échelle de Richter. «J’ai toujours en mémoire le tremblement de terre de 2003 dans la wilaya de Boumerdès, raison pour laquelle dès que j’ai senti la terre trembler, j’ai réveillé mon épouse et mes enfants et je leur ai demandé de quitter la maison. Nous sommes restés dehors jusqu’à 03h du matin, rassemblés avec des voisins sur un espace vert. Ensuite, nous sommes rentrés pour recenser les dégâts, mais Dieu merci, il n’y avait ni fissure, ni vaisselle cassée, mais il faut reconnaître que nous sommes encore sous le choc», nous dira un habitant du centre-ville d’Aïn-Bessem, à l’ouest de Bouira. La même impression a été partagée par une grande majorité des populations des communes de la wilaya de Bouira, où la secousse a été ressentie. Cet événement a dominé les conversations des populations de Bouira et le plus souvent ponctuées par des rumeurs très vite démenties après les contacts établis entre les populations des communes touchées. Ce n’est pas le cas, cependant, au niveau de la wilaya de Médéa où au moins une vingtaine de personnes ont été blessées, dont certaines se trouvent dans un état grave suite à ce séisme, assure un bilan de la Protection civile de cette wilaya. Les blessés, atteints de fractures et de lésions corporelles jugées graves, ont été évacués vers différentes structures sanitaires de la région, pour recevoir les soins nécessaires, a indiqué la même source, qui fait état également d’une soixantaine de cas de choc provoqués par la panique ayant suivi la forte secousse. Des dégâts matériels «assez importants» sont aussi à déplorer, d’après la même source, dans la commune de Mihoub, où plusieurs habitations traditionnelles se sont partiellement ou totalement effondrées, alors que de nombreux logements et édifices publics ont subi des dommages «minimes», a-t-on précisé de même source.

O. K.