Dix-neuf édifices publics à baptiser

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La première liste des baptisations a été enfin approuvée. En effet, selon le président de la kasma des Moudjahidine de Draâ El-Mizan, dix-neuf édifices publics porteront, dès le cinq juillet prochain, les noms des chouhadas. «Vraiment, nous avons travaillé d’arrache-pied pour arriver à dégager ces noms. C’est un travail titanesque, parce qu’il fallait reconstituer le parcours de chaque nom proposé. Et cela n’a pas été facile», nous confiera M. Ali Iabadène, en sa qualité de président de l’organisation des Moudjahidine au niveau local. Et de poursuivre : «nous avons reçu leurs décisions. Maintenant, il faudra préparer les plaques et nous serons prêts pour baptiser ces édifices dégagés jusque-là. D’autres listes vont suivre, car nous avons encore des centaines de lieux qui ne sont pas encore baptisés». Pour le moment, il y aura treize écoles primaires, quatre salles de soins et deux foyers pour jeunes. «C’est, quand même, important, quand on sait que certains de ces établissements ont été réalisés au début des années 80. Certains d’entre eux ont plus de trente-cinq ans d’existence. Quant aux noms des martyrs, ce sont des chouhadas des villages où sont implantés ces édifices publics. Cette fois-ci, nous avons aussi retenu le nom d’une femme, madame Berhoune née Touah Fatma, qui portera, désormais, le nom de l’école de filles. C’est une combattante, elle a même asséné un coup de hache à un militaire qui maltraitait sa mère», enchaînera le même interlocuteur. Celui-ci nous apprendra que, prochainement, le CEM dit base 7, ainsi que le CEM dit nouveau, pourtant dont l’existence de ce dernier remonte à plus de quarante ans, seront eux aussi baptisés. «Il nous restera pas moins d’une centaine de lieux entre lotissements, cités, ruelles et autres équipements publics à baptiser. C’est un travail qui nécessite encore beaucoup de recherches, parce que pour chaque nom proposé il faudra remplir une fiche de renseignements portant la biographie du martyr», nous expliquera-t-il. Interrogé sur la stèle du premier novembre 1954 du centre-ville détruite lors d’un dérapage d’un camion chargé d’agrégats en mars 2007, il nous répondra qu’elle sera prise en charge dans un aménagement d’ensemble de la placette du carrefour en question. M. Iabadène n’omettra pas de revenir sur les carrés des martyrs qui attendent toujours leur restauration, ainsi que le mémorial initialement décidé pour rendre hommage aux cinq colonels de l’ex commune mixte de Draâ El-Mizan, à savoir Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Ali Mellah, Zamoumn Mohamed dit Si Salah et Slimane Dehilès, qui n’est encore qu’à ses premiers balbutiements, dix-sept ans après qu’il eut été initié en présence de l’ex-ministre des Moudjahidine, M. Said Abadou, et du secrétaire général de l’ONM, M. Mohamed Chérif Abbas, un certain 5juillet 1999.

Amar Ouramdane

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