Draâ Ben Khedda Soirées du Ramadhan – Que du lèche vitrine, et les manèges…

Les soirées ramadhanesques à Draâ Ben Khedda sont quasiment mortes cette année.

La commune manque cruellement d’activités culturelles ou artistiques durant ce mois sacré. La journée, la ville de la cigogne vit au rythme du marché et des centres commerciaux, même si les prix ne sont pas des plus attractifs. Un résident du centre-ville nous dira : «Les prix flambent et nous ne savons plus à qui nous plaindre ! L’Etat est absent !». Pourtant, avant le mois de ramadhan, les autorités ont avancé que tout irait pour le mieux. Néanmoins, et mois de carême oblige, les marchés ne désemplissent pas, à longueur de journée. «Ils viennent des cinq communes de Draâ Ben Khedda et de la commune de Tizi-Ouzou, sans oublier les nombreux gens de passage qui ont l’habitude de faire leurs emplettes ici à Draâ Ben Khedda depuis des années», nous fait remarquer un ancien résident. Concernant les activités artistiques durant ce Ramadhan, les citoyens de Draâ Ben Khedda sont très déçus : «A l’exception du centre culturel, c’est le vide total !», se plaindront tous ceux que nous avons approchés. En effet, une certaine animation est perceptible au niveau du complexe sportif et culturel Yahia Bacha où les familles viennent pour faire plaisir à leurs enfants attirés par les manèges. Et peu importe le prix ! Chaque soir, l’endroit grouille de monde. Confiseries, crèmes, jus et jouets sont proposés. Pendant que les enfants s’amusent, les parents s’attablent autour d’un café ou d’un jus. A certaines tables, des parties de dominos ou de cartes sont improvisées. «Il n’y a aucune activité culturelle dans la ville. Même pas une pièce théâtrale, pourtant la ville de Draâ Ben Khedda est réputée pour son théâtre ‘’Etoile filante’’. Depuis son intégration au théâtre régional Kateb Yacine, plus rien ou presque», nous confie avec désolation un jeune du centre-ville. La salle de cinéma est fermée faute de programmation. Les enfants ne trouvent leur plaisir que dans des salles de jeux vidéo ou de baby-foot. Les autres se retrouvent dans des cybercafés. Le centre-ville de Draâ Ben Khedda n’est plus ce qu’il était durant le Ramadhan. «Nous espérons une amélioration pour la deuxième quinzaine du Ramadhan. Quelques pièces théâtrales ou des galas viendront peut-être égayer nos soirées», nous dira un citoyen.

Arous Touil