Ath Mansour Les voyageurs attendent sous un soleil de plomb – Pas un abribus sur la RN5

Les usagers habitant la commune d’Ath Mansour, à 46 kms à l’Est de Bouira, continuent d’endurer les affres de l’absence des commodités qui faciliteraient les conditions de voyage. En effet, le long de la RN 5, empruntée quotidiennement par une trentaine de transporteurs de voyageurs, il n’y existe pas un abribus digne de ce nom. Nous avons relevé deux abribus, seulement, de fortune mais qui sont complètement désuets et insalubres. Les usagers qui empruntent la ligne Ath Mansour- M’chedallah, longue d’environ 15 kms, sont contraints d’attendre sous un soleil de plomb l’arrivée des fourgons. Avec la chaleur accablante qui sévit depuis des semaines déjà l’attente devient encore plus éprouvante. Les choses se compliquent davantage pour les voyageurs postés en familles sur les accotements de la RN 5, en attendant l’arrivée des fourgons. Ceux qui sont accompagnés d’enfants ou de personnes âgées ne savent plus quoi faire pour les protéger contre l’insolation, surtout, laquelle peut provoquer de graves ennuis sur la santé. Néanmoins, avec un peu de chance, les usagers peuvent se prémunir des lards du soleil en s’abritant sous l’ombre des oliviers, quand ceux-ci sont présents, bien évidemment, dans les parages. Autrement, ils sont contraints d’attendre sous un soleil de plomb… à faire fondre la cire. «Les abribus sont d’une grande importance pour les usagers. Ils leurs permettent de se prémunir des pluies, du froid et du soleil. Chez nous, à Ath Mansour, nous déplorons l’absence de ce mobilier urbain. Vous imaginez des familles avec des enfants de bas âge en train d’attendre debout, sous un soleil lardant, l’arrivée de fourgons? C’est un calvaire qui ne dit pas son nom», regrette, pour sa part, un usager régulier de la ligne Ath Mansour- M’chedallah.

Y. S.