Pour la deuxième journée de la seconde session du baccalauréat 2016, qui s’est déroulée hier de 09h à 12h30mn, deux matières ont été programmées, histoire-géographie pour les candidats de la filière gestion-économie, et mathématiques pour ceux des sciences expérimentales. Pour la majorité des élèves, l’examen était «relativement abordable». En effet, lors d’une virée dans plusieurs centres d’examen au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, on a constaté que beaucoup de candidats étaient à l’extérieur avant même la fin du temps réglementaire des épreuves. La présence de parents d’élèves était aussi remarquable. Ainsi, en abordant certains candidats ayant passé l’épreuve d’histoire-géographie au niveau du CEM Mouloud Féraoun sis au centre-ville, nous avons été surpris par leurs réponses. En effet, Anis, Ahlem et Thassedda (des candidats) nous ont assuré que le sujet était «abordable». Pour Malika, gérer le stress était plus difficile pour elle que le sujet. Mounir, confiant, a parlé d’un sujet «facile» mais pas autant que celui de la première session, qu’il trouvait encore «plus facile». Toutefois, en nous déplaçant au lycée Fatma N’Soumer où s’est déroulée l’épreuve des mathématiques, nous avons aperçu devant le portail de la sortie du centre d’examen, un important groupement de candidats. Le sujet des discussions tournait probablement autour de l’épreuve. «Hormis le stress que je n’arrivais pas à gérer, l’épreuve, qui demandait juste de la concentration, était abordable», a déclaré Anissa, une candidate au BAC. Mayas, lui, pensait déjà à l’épreuve du lendemain, car pour lui, l’examen des mathématiques était raté il ne lui reste donc qu’à compenser avec les sciences. Pour Ahmed, Salim et Radia, le sujet était «abordable». Par ailleurs, il est à souligner la forte présence des parents d’élèves devant les portails des deux centres d’examen. L’inquiétude et le stress se lisaient sur leurs visages. Ferroudja, une maman qui attendait sa fille, a déclaré : «ma fille ne voulait pas refaire l’examen, j’ai dû faire des pieds et des mains pour la convaincre à repasser les épreuves». Et à Meriem, une autre maman, de lui emboiter le pas : «mon fils avait très bien travaillé lors de la première session, refaire l’examen l’a complètement démotivé. J’espère que ses capacités n’ont pas été affectées». Quant au nombre d’absents communiqué par la direction de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou, en ce qui concerne cette deuxième journée du BAC, il est de 82 scolarisés et 1 051 candidats libres.
Kamela Haddoum
