Cela fait des années que le bureau de poste de Bouzeguène provoque le mécontentement des habitants de la localité.
En effet, les gens sont habitués au manque de liquidités, pagaille, les chaines interminables et surtout le manque d’accueil. Dans cette agence, les usagers de comptes CCP sont vraiment mal servis et depuis des mois, leur courrier n’arrive pas faute de facteur. «Vers le 20 de chaque mois, je me rends à la poste à contre cœur. Si j’ai le choix, je n’y remettrai jamais les pieds. Sur les lieux, c’est comme si que je demande l’aumône. J’attends des heures pour retirer ma paie, je dis bien ma paie, et quand c’est mon tour, on me dit il n’y a plus de liquidités sans même nous regarder. Ces agents là ignorent sûrement que quand on est en contact direct avec le client, la moindre des choses est d’avoir une bonne communication et sourire, ce n’est pas trop demandé. Il leur échappe aussi que sans ce même client, la poste serait fermée. Ces employés qui n’arrêtent pas de se plaindre ont deux heures et demie de pause, chose dont les autres ne peuvent même pas rêver», dira un client. Hier, après une succession de plaintes des citoyens, nous nous sommes rendus sur les lieux, la situation est des plus désastreuses ! Le bureau de poste est devenu une décharge publique, des papiers jetés partout sur le sol. En plus, ceux qui sont arrivés à 14H00 doivent patienter encore 48 heures car il n’y a plus de liquidités. Certains clients se déplacent à Ifigha pour retirer leur argent, surtout qu’on est en plein mois de carême, connu pour ses dépenses infinies. Quant au distributeur automatique, il fonctionne par coup de chance, car la plupart du temps il est hors service. Le comble est que les gens n’ont, depuis longtemps, pas reçu leurs courriers. «Il disent que depuis le départ du facteur en retraite il n’ont pas trouvé de remplaçant. Mais qui va payer le retard ? On m’envoie chaque mois un certificat de vie à signer avec un délai de retour bien limité et je ne sais pas comment faire. Ces responsables ne savent-ils pas que les dégâts peuvent être irréversibles ?», déplore un retraité. Afin d’éclairer la situation, nous nous sommes rapprochés du directeur par intérim qui, malgré son mauvais état de santé essaie, avons nous remarqué d’améliorer le climat tellement dégradé. «On vient de faxer une demande de fonds. On demande 20 millions de dinars qu’on reçoit qu’après 24 ou 48 heures. La femme de ménage est en congés et le facteur est en retraite, chose qu’on a signalée depuis le mois de décembre. Quant au distributeur, les pannes reviennent généralement aux perturbations informatique et internet», explique le directeur par intérim. Les citoyens de la daïra de Bouzeguène crient l’insouciance des autorités suite à l’instabilité et le manque qui leur empoisonnent la vie.
Fatima Ameziane.

