Bouzeguène Polyclinique de Louda – Que d’insuffisances !

Le seul établissement de santé que compte la daïra de Bouzeguène manque de moyens, tant matériels qu’humains.

Le staff médical souffre du manque de personnel et de la trop grande charge de travail et les malades se plaignent du manque d’hygiène et de l’insécurité qui règne. Pour une simple radio, le patient doit être évacué à l’hôpital d’Azazga et il faut au moins une heure pour y arriver. Ajoutez à cela l’indisponibilité d’ambulances, la seule qui existe dans cette structure sanitaire ne répond pas à tous les besoins. Toutefois, et selon le vice-président de l’APC de Bouzeguène, lors de la visite du wali l’année dernière dans cette localité ce point a été abordé et discuté entre le P/APC et le DSP, qui a promis de le régler, mais en vain. Cet établissement, qui reçoit des centaines de patients quotidiennement, lesquels viennent des quatre communes de la daïra et même d’Ifigha, ne compte que deux médecins, un aux urgences et l’autre aux consultations. Ce qui fait que les patients sont obligés d’attendre, parfois des heures, pour être pris en charge. «Cela fait presque deux semaines qu’un triste événement est survenu dans cet établissement. Un malheureux homme a fait un arrêt cardiaque dans la salle d’attente», nous raconte une infirmière. Le service maternité ne compte qu’une seule sage-femme et est dans un piteux. Quant à l’hygiène, elle laisse vraiment à désirer, de la poussière partout, des draps sales… Il faut savoir qu’il n’y a qu’une seule femme de ménage qui assure ce service et uniquement la nuit, elle est vraiment dépassée. «Une seule femme de ménage ne peut certainement pas tout nettoyer», nous confie un médecin, qui profite de l’occasion pour dénoncer le problème de coupures d’eau, alors que les fuites persistent durant toute l’année. À la polyclinique de Louda, personne n’est en sécurité ni le personnel ni les malades. Le staff médical, en plus de la surcharge du travail, est tout le temps en danger, car il n’existe aucun agent de sécurité dans cette polyclinique. D’ailleurs, en février passé un intrus a réussi en quelques minutes à semer la panique parmi les médecins, les infirmiers et les malades. Un désastre aurait pu arriver sans l’intervention brave des citoyens qui habitent le quartier. Il est à souligner que le portail de ladite structure est cassé et ne se ferme jamais. Face à l’état catastrophique de cet établissement, le personnel médical et les citoyens tirent la sonnette d’alarme et prient les autorités et les services concernés de régler ces problèmes en toute urgence.

Fatima Ameziane