Les habitants réclament la réinstallation des ralentisseurs

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Les habitants de la commune d’El Esnam, sise à 13 Km au Sud-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, attendent, depuis près de deux mois, la réinstallation des ralentisseurs sur la RN5 qui traverse le chef-lieu communal sur plus de 03 km. Pour rappel, les anciens ralentisseurs ont été temporairement ôtés au début du mois d’avril, en prévision du passage du Grand Tour d’Algérie du Cyclisme (GTAC), une course de cyclistes dont l’artère susmentionnée devait faire partie du trajet du peloton. Malgré l’annulation de l’étape du tour qui devait transiter par le chef-lieu communal, les autorités locales n’ont pas procédé à l’installation de nouveaux ralentisseurs sur cet axe routier. D’ailleurs, la désinstallation des anciens ralentisseurs n’a fait que renforcer la dangerosité du tronçon très fréquenté quotidiennement. À présent, personne n’est l’abri d’accidents. Selon nos informations, au courant du mois dernier, une lycéenne a été heurtée par un camion de petit tonnage, à proximité du siège de l’APC, alors qu’elle se rendait à l’institut où elle recevait ses cours de soutien, heureusement que le choc n’a pas été très violent, ce qui aurait pu lui coûter la vie. Elle s’en est sortie indemne avec de légères blessures. «Faut-il attendre la perte de vies humaines pour qu’une opération de pose de dos d’ânes soit entamée? Les autorités locales doivent agir en urgence. «Les gens ne sont pas conscients, il roulent à vive allure sans se soucier des conséquences. Donc, il est impératif de trouver une solution», déplore Mourad, un usager de la RN5. Les autorités publiques ne devraient pas s’étonner et s’opposer aux habitants s’ils prennent la décision d’implanter, eux même, des dos d’ânes ou des ralentisseurs pour éviter un drame irrémédiable, car l’attente a longtemps duré et l’inaction desdites autorités ne fait qu’accentuer le recours à ce procédé pourtant illégal. Pour rappel, le désormais ex-ministre de Travaux publics, Abdelkader Ouali, a déclaré le mois précédent, lors d’une séance plénière consacrée à l’APN, que le phénomène des ralentisseurs anarchiques se banalise à l’échelle nationale : «Près de 42% des ralentisseurs du réseau routier national ont été implantés de façon anarchique, non conforme aux normes techniques et sans autorisation des autorités publiques».

Aziz C.

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